Des résultats contrastées selon les régimes Les résultats mettent en évidence des associations hétérogènes entre les régimes alimentaires et le risque de cancer, qui varient selon la localisation tumorale. Par rapport aux consommateurs de viande, les végétariens présentent un risque réduit pour plusieurs cancers, notamment le myélome multiple (−31 %), le cancer du rein (−28 %), du pancréas (−21 %) et de la prostate (−12 %). Une diminution du risque de cancer du sein est également observée (−9 %). Les pescétariens montrent eux aussi des associations favorables, en particulier pour le cancer colorectal (−15 %), le cancer du rein (−27 %) et le cancer du sein (−7 %). Les consommateurs de volaille présentent, quant à eux, un risque légèrement réduit de cancer de la prostate (−7 %). Des signaux défavorables à considérer Certaines associations vont dans le sens inverse. Le régime végétarien est associé à une augmentation du risque de carcinome épidermoïde de l’œsophage (HR 1,93), soit un risque presque doublé. Le régime végan est associé à un risque accru de cancer colorectal (HR 1,40), suggérant une augmentation d’environ 40 % du risque par rapport aux consommateurs de viande. Aucune supériorité globale d’un régime Pour les auteurs, ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence et ne permettent pas de conclure à la supériorité globale d’un régime alimentaire. Ils mettent en avant l’importance de la qualité nutritionnelle d’ensemble plutôt que l’exclusion de certains groupes d’aliments. Ils soulignent également que le régime végan reste encore peu documenté et que certaines régions du monde, notamment en Asie et dans le Sud global, sont insuffisamment représentées. Enfin, ils estiment que de futures recherches devraient explorer plus précisément le rôle des facteurs métaboliques et des éventuelles carences nutritionnelles. * Un pescétarien, du mot latin « pesce » qui signifie « poisson », est une personne qui ajoute du poisson et des fruits de mer à un régime végétarien….
