L’ONSSF présente son plan stratégique « Sages-femmes 2030 » 

À l’initiative de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (Onssf), un travail de réflexion d’ampleur sur l’avenir de la profession a été mené sous la direction de Frédéric Bizard, économiste spécialiste des modèles de santé et de protection sociale. Il a abouti au lancement du plan stratégique « Sages-femmes 2030 », présenté le 10 mars 2026 lors du LAB’ONSSF. Avec ce plan, les sages-femmes disposent d'une feuille de route ambitieuse pour refonder leur rôle dans le système de santé.

Les dix mesures phares du plan 1. Reconnaissance médicale pleine et entière Le plan part du constat que la nature médicale de la profession est déjà établie en droit, dans la formation et dans l’éthique professionnelle, mais qu’elle reste freinée par une vision historiquement très médicalisée de la grossesse et par un déficit de culture de prévention. Il demande donc d’« affirmer et libérer » cette autonomie, tout en corrigeant les biais de classification statistique. 2. Intégrer pleinement le corps médical hospitalier L’obtention du statut de praticien hospitalier est présentée comme un « tournant structurel », permettant un accès complet aux droits, responsabilités et carrières médicales hospitalières, y compris en matière de rémunération. 3. Renforcer la place des sages-femmes dans le suivi gynécologique préventif des femmes à tout âge Le plan propose de consolider cette position par une classification clinique gynécologique, validée par la HAS, pour sécuriser les pratiques et clarifier les champs d’intervention, tout en ouvrant la voie à une « sage-femme augmentée » par une IA régulée au service de la prévention et du suivi. 4. Renforcer l’attractivité de l’hôpital  Intégrer les sages-femmes au corps médical hospitalier ne suffit pas, il faut aussi rendre les carrières hospitalières de nouveau attractives dans les domaines du soin, de la recherche et de l’enseignement, en permettant des activités mixtes ville-hôpital, en favorisant la mobilité professionnelle et en actualisant les décrets de 1998 sur l’organisation et les ratios d’effectifs. 5. Refondre la gestion de la périnatalité Le modèle doit être rééquilibré en faveur des grossesses à bas risque, avec plus d’autonomie pour les sages-femmes et un développement des alternatives à la maternité : maisons de naissance et accouchements à domicile. Le texte insiste sur le retard français en la matière et sur la forte demande des femmes. 6. Renforcer le rôle des sages-femmes dans le post-partum Le post-partum devient…

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