L'ANSES publie une expertise sur le vapotage
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L’ANSES publie une expertise sur le vapotage

n’est pas le seul problème  L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) souligne que l’absence de combustion n’exclut pas l’exposition à des substances toxiques, présentes dans le e-liquide ou formées lors du vapotage. Son expertise s’est notamment penchée sur plusieurs aldéhydes (catégorie de gaz toxiques classés cancérogène certain ou probable, d’après Airparif), « toujours présents dans les émissions », et rappelle que leur inhalation présente un risque sanitaire. Des signaux préoccupants, y compris sans nicotine Sur la base des études disponibles, l’Anses conclut à des effets possibles à moyen et long termes : des effets cardiovasculaires probables (ex. hausse de pression artérielle) avec nicotine ; des effets possibles sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et la cancérogenèse, avec ou sans nicotine ; des effets possibles sur le développement cardio-respiratoire du fœtus exposé in utero, avec ou sans nicotine. Protéger les non-fumeurs et les jeunes Au vu des risques identifiés, l’Anses recommande d’« écarter les actions susceptibles d’encourager à s’initier au vapotage, en particulier chez les non-fumeurs et les jeunes ». L’objectif est clair : empêcher que l’offre, le marketing ou l’environnement social ne transforment la cigarette électronique en produit normal ou « tendance » pour des publics qui n’en ont pas l’indication. Sont pointés certains produits aux goûts fruités, qui peuvent favoriser l’entrée dans le vapotage. Lorsque les e-liquides contiennent de la nicotine, le risque de dépendance est réel. Il est particulièrement préoccupant chez les jeunes, dont le cerveau est plus vulnérable aux mécanismes d’addiction. Une aide possible pour les fumeurs, mais seulement en phase de sevrage  L’Anses adopte une position plus nuancée pour les fumeurs en difficulté : malgré les risques liés au vapotage, la cigarette électronique peut être envisagée comme une option transitoire pour arrêter de fumer, à condition de respecter un cadre strict. Son usage doit s’inscrire dans une démarche de sevrage tabagique, en « usage exclusif » (ne pas...

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Interdiction des PFAS
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Des substances nocives dans les textiles

Ces composés sont utilisés dans l’industrie textile pour conférer aux tissus des propriétés imperméables, antitaches ou résistantes aux liquides, des caractéristiques très recherchées pour certains vêtements imperméables, techniques ou de performance. Mais on retrouve également des traces de PFAS (et d’autres substances chimiques controversées comme le ­bisphénol-A ou certains colorants allergisants) dans des textiles du quotidien ou des uniformes professionnels, avec à l’arrivée, une exposition humaine continue. Un article paru en 2024 dans MadmoiZelle citait notamment le cas d’uniformes de compagnies aériennes ayant provoqué des problèmes de santé chez des membres d’équipage. De nombreux hôtesses et stewards avaient signalé de concert des réactions cutanées, démangeaisons, irritations, chute de cheveux ou troubles respiratoires. Des analyses avaient alors mis en évidence la présence de substances chimiques dans les textiles, alimentant les inquiétudes sur les traitements appliqués aux vêtements professionnels. Face au flou qui régnait (et qui semble régner encore) sur la question de l’exposition aux substances chimiques et sur la traçabilité des textiles, certaines compagnies avaient préféré retirer leurs uniformes.  Si le niveau exact d’exposition lié au simple port d’un vêtement reste difficile à quantifier, ces traitements textiles constituent une source supplémentaire d’exposition chimique, souvent méconnue. Un enjeu d’autant plus important que nous portons ces textiles plusieurs heures par jour, au contact direct de la peau. Source : Madmoizelle, PFAS : dans quels vêtements trouve-t-on ces polluants éternels qui nous empoisonnent ? 5 avril 2024...

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Interdiction des PFAS
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Interdiction des PFAS : un enjeu majeur pour la femme enceinte et le fœtus

Grossesse : ce que montre une étude relayée par l’Inserm  Des scientifiques ont observé que certains PFAS semblent affecter l’intégrité des villosités placentaires, structures impliquées dans les échanges entre le sang maternel et le réseau vasculaire fœtal. Ces altérations suggèrent une perfusion placentaire moins bonne et une diminution des échanges mère-fœtus, pouvant entraîner une baisse des apports en oxygène et en nutriments. L’étude relève aussi une association entre des concentrations maternelles plus élevées de PFAS et un poids placentaire plus faible. Ce signal pourrait évoquer des fonctions placentaires compromises, associées notamment au retard de croissance intra-utérin et à la prééclampsie. Multiples risques sanitaires Les risques engendrés par les polluants éternels ne se limitent évidemment pas aux femmes enceintes et à leur fœtus. Les PFAS seraient toxiques pour les reins et le foie et liés à une augmentation du taux de cholestérol. Suspectés d’agir comme perturbateurs endocriniens, ils impacteraient les fonctions immunitaires et hormonales, provoquant notamment des maladies de la thyroïde et des troubles reproductifs.Par ailleurs, ils sont classés cancérogènes depuis fin 2023. Un pedigree impressionnant ! Interdiction progressive des PFAS : ce qui change en France En France, la loi du 27 février 2025 organise une interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS. Depuis le 1er janvier 2026, sont interdits à la fabrication, à l’importation, à l’exportation et à la mise sur le marché, les cosmétiques, les produits de fart, ainsi que les vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants, avec des exceptions notamment pour certains vêtements et chaussures de protection. Cette interdiction doit s’étendre au 1er janvier 2030 à tous les textiles contenant des PFAS, avec des exceptions prévues, dont les textiles techniques à usage industriel listés par décret. La loi prévoit aussi des seuils de concentration résiduelle, avec une tolérance pour les produits ne contenant que des « traces » de PFAS....

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Soins maternels « irrespectueux » et symptômes de dépression post-partum à deux mois
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Soins maternels « irrespectueux » et symptômes de dépression post-partum à deux mois

En 2021, l’Enquête nationale périnatale (ENP) incluait un questionnaire proposé aux femmes deux mois après leur accouchement. Les questions portaient sur leur santé mentale post-partum et sur leur vécu des soins reçus en maternité.  Ce que l’enquête a révélé Sur 7189 participantes à l’enquête, près d’un quart (24,9 %) ont déclaré  des soins maternels vécus comme  irrespectueux — c’est-à-dire avoir été choquées, blessées ou s’être senties mal à l’aise lors des soins reçus en maternité. Parmi ces femmes, les épisodes étaient rapportés pour 20,6 % des cas lors de la péridurale, 37,6 % pendant le travail/accouchement et 71,9 % pendant le séjour post-partum ; 3,7 % rapportaient des expériences sur les trois périodes.  L’enquête révèle également que certaines femmes seraient plus souvent ciblées par ces attitudes ou paroles irrespectueuses, notamment celles ayant des antécédents psychiatriques ou des difficultés psychologiques. Soins maternels irrespectueux Le concept de soins maternels irrespectueux ne fait pas l’objet d’un consensus clair. Selon la définition utilisée, ce terme peut englober un éventail de comportements inappropriés de la part des professionnels de la santé, notamment« les violences physiques, verbales ou sexuelles, les procédures médicales coercitives ou non consenties, le non-respect de la confidentialité, le défaut de prise en compte de la douleur, les atteintes à la vie privée, le refus de soins, la négligence, le langage infantilisant, le chantage ou le défaut de participation à la prise de décision ».  Symptômes de DPP plus fréquents La proportion de femmes présentant des symptômes de dépression du post-partum à deux mois est de 16,6 % dans l’ensemble des accouchées, mais elle atteint 21,8 % chez celles qui rapportent des soins irrespectueux.  Après prise en compte de nombreux facteurs de vulnérabilité, le fait de rapporter des soins vécus comme irrespectueux reste associé à un surrisque de symptômes dépressifs à deux mois : +37 %. Même si l’étude ne prouve pas un lien de...

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Ménopause : une vaste étude danoise ne retrouve pas de surmortalité associée au THM

Prescrits pour atténuer les symptômes de la ménopause, les THM ont vu leur image durablement altérée au début des années 2000, après la publication en 2002 d’une étude américaine très médiatisée suggérant une hausse du risque de cancer du sein et d’événements cardiovasculaires chez les femmes traitées. Pas de surmortalité associée au THM Fondée sur le suivi d’une génération entière, l’étude ne met pas en évidence d’excès de mortalité chez les utilisatrices, y compris en cas d’usage prolongé, et ne retrouve pas de différence nette pour les mortalités spécifiques (cardiovasculaire, cancer, autres). Ces résultats vont dans le sens des recommandations internationales encadrant l’usage du THM chez les femmes symptomatiques sans contre-indications. Une exception ressort toutefois : chez les femmes ayant eu une ovariectomie bilatérale entre 45 et 54 ans, l’utilisation d’un THM est associée à une baisse d’environ un tiers de la mortalité (-27 à -34 %). Source : BMJ, Menopausal hormone therapy and long term mortality : nationwide, register based cohort study, 18 février 2026...

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Football féminin : un risque de blessure accru en début de cycle ?

Le football féminin de haut niveau s’est considérablement développé ces vingt dernières années. Pourtant, un facteur biologique majeur reste encore peu exploré : le cycle menstruel. Les fluctuations hormonales ­— notamment des œstrogènes et de la progestérone —sont pourtant connues pour influencer la stabilité articulaire, la proprioception* et le contrôle neuromusculaire. Dans un sport marqué par des accélérations, décélérations et contacts répétés, ces variations pourraient peser sur le risque de blessure. Une étude brésilienne menée auprès de 53 footballeuses professionnelles (âge moyen 21,7 ans) apporte des éléments nouveaux. Au cours des douze derniers mois, vingt joueuses (37,7 %) ont déclaré au moins une blessure. Les lésions concernaient principalement le genou (65 %), puis la hanche (20 %), la cheville (10 %) et l’épaule (5 %). Elles survenaient majoritairement à l’entraînement (80 %) et à la suite d’un contact (75 %). Plus ou moins vulnérable selon la phase du cycle ? L’analyse montre une association significative entre la survenue des blessures et la phase du cycle menstruel : la phase folliculaire précoce (jours 1 à 4) concentrait la proportion la plus élevée de lésions (35 %, p < 0,001), tandis que la phase ovulatoire en comptait le moins (15 %).En début de cycle, les blessures étaient majoritairement des traumatismes de contact, localisés au genou. Les auteurs évoquent le rôle possible de la baisse des œstrogènes en phase folliculaire précoce, combinée aux contraintes biomécaniques du football. Ils appellent toutefois à des études prospectives pour confirmer ces résultats avant d’envisager une adaptation des charges d’entraînement selon le cycle. Source : Santos WR, Júnior FC, Barbosa D, et al. Injuries in Female Soccer Athletes: Risk of Injury Across Different Phases of the Menstrual Cycle * La proprioception est la capacité du corps à percevoir sa propre position dans l’espace, sans avoir besoin de la vue...

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Biathlon et cycle menstruel : Dorothea Wierer fait mouche

Arrivée cinquième de l’individuel, à seulement 29 secondes du podium, la quadruple championne du monde a justifié son déficit de puissance sur les skis par sa phase de cycle. En zone mixte, l’athlète a partagé une analyse lucide de sa condition physique : « J’ai beaucoup peiné sur mes skis, ce n’était pas très agréable physiquement. Malheureusement, pour nous les femmes, c’est comme ça une fois par mois ; il faut faire avec. » Treizième temps de ski, Wierer a précisé avoir ressenti une dégradation nette de son état au fil de l’épreuve : « J’ai eu du mal physiquement sur mes skis, surtout à partir du troisième tour. » Malgré cette contrainte physiologique, la biathlète a souligné la résilience nécessaire au sport d’élite : « Ça aurait pu être pire : une cinquième place à mon âge, en fin de carrière et dans cette condition physique, ce n’est pas négligeable. » Ce témoignage, s’ajoutant à celui d’Amber Glenn, confirme l’importance pour la médecine du sport d’intégrer les fluctuations hormonales comme un paramètre de santé et de performance à part entière, au même titre que la nutrition ou la récupération. Photo : © Christian Bier...

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Sport de haut niveau et cycle menstruel : le témoignage d’Amber Glenn aux JO 2026

Une vulnérabilité exacerbée par les contraintes vestimentaires  Interrogée par France Télévisions en zone mixte, l’athlète de 26 ans a souligné l’inconfort spécifique lié aux tenues de compétition : « J’ai mes règles en ce moment, c’est vraiment difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante devant le monde entier. » Au-delà de l’aspect pratique lié aux tenues moulantes, l’athlète a insisté sur la charge mentale et émotionnelle induite par cette phase du cycle : « C’est dur et personne n’en parle. C’est vraiment difficile et effrayant, et vous êtes bouleversée. C’est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup concernant les athlètes féminines, alors que ça devrait être un sujet de discussion. » L’influence sur la performance L’intervention de la patineuse ne s’est pas limitée à une réaction post-compétition. Elle avait déjà amorcé une réflexion sur ses réseaux sociaux deux jours plus tôt, après le programme court, détaillant les mécanismes par lesquels le cycle interfère avec les exigences du haut niveau.Selon elle : « Les cycles menstruels peuvent influencer les performances féminines de manière subtile, affectant l’énergie, la concentration, l’humeur et le confort physique à différentes phases du cycle. » Perspectives : vers une prise en considération du cycle hormonal Le témoignage d’Amber Glenn impose de rompre avec les modèles d’entraînement linéaires pour adopter une approche tenant compte de la cyclicité hormonale. Moduler les charges d’entraînement selon les phases du cycle permet de prévenir les risques de blessures (laxité ligamentaire accrue sous l’effet des œstrogènes) et d’optimiser la gestion de l’énergie et de la thermorégulation. Parallèlement, il convient de réduire la charge mentale des athlètes en repensant les tenues de compétition (couleurs, coupes) et en garantissant un accès immédiat à des soins gynécologiques sur les lieux de performance. Enfin, l’abolition de la « charge de discrétion » nécessite de former les staffs techniques à une...

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Cabotégravir : « une avancée majeure » contre le VIH,  d’après l’association Aides

Un nouveau traitement préventif contre le VIH est désormais disponible en France : le cabotégravir. Administré par injection tous les deux mois, il offre une protection prolongée contre l’infection : on parle de PrEP, pour « prophylaxie pré-exposition ». Des médicaments fonctionnant sur le même principe existent déjà en France, mais le protocole impose la prise d’un comprimé chaque jour ou bien avant et après un rapport sexuel. Un schéma parfois contraignant et exposé au risque de mauvaise observance.  Le cabotégravir, développé par le laboratoire britannique GSK, simplifie ce protocole grâce à son action longue durée. Il sera intégralement remboursé, malgré un coût de plusieurs centaines d’euros par injection. Un autre traitement injectable, le lénacapavir (Gilead), actuellement évalué par la Haute Autorité de santé, pourrait aller plus loin encore, avec une injection tous les six mois....

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Fin de la campagne d’immunisation contre le VRS (2025-2026)

La Direction générale de la santé a annoncé la fin de la campagne de vaccination et d’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS), en raison d’une baisse de circulation du virus sur une grande partie du territoire.  Lancée en septembre 2025, cette campagne visait à protéger les femmes enceintes, les nouveau-nés et les nourrissons, notamment grâce aux traitements préventifs Abrysvo®, Beyfortus® et Synagis®. Les dates de fin de campagne varient selon les territoires : 20 février 2026 : France métropolitaine, Saint-Barthélemy, Saint-Martin 31 mars 2026 : Guadeloupe, Martinique 31 mai 2026 : Mayotte Guyane : maintien d’une mise à disposition continue du fait d’une circulation annuelle La Réunion : informations à venir Au-delà de ces échéances, l’immunisation n’est plus recommandée de façon systématique, sauf situations particulières évaluées par les professionnels de santé. Les modalités de la campagne 2026-2027 seront précisées ultérieurement. Photo : © SpiritedMichelle...

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