Les différents recours en cas de burn-out

Le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel est défini par  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans sa classification internationale des maladies, comme un syndrome « résultant d’un stress professionnel chronique qui n’a pas été géré avec succès ».

Les différents recours en cas de burn-out
© Getty Images

Le burn out est causé par une surcharge de travail, souvent combinée à un surinvestissement personnel, qui s’accumulent et conduisent à un effondrement physique et psychique.  Le burn-out peut survenir très brutalement, par une incapacité physique soudaine à sortir du lit, à allumer son ordinateur ou à démarrer la voiture.  Le burn-out se réfère spécifiquement à la sphère professionnelle et y représente un risque psychosocial majeur.  Il existe des recours pour les sages-femmes salariées en cas de burn-out, s’il peut être prouvé que c’est bien l’employeur qui a causé ce syndrome d’épuisement. En revanche, les possibilités sont très limitées pour les sages-femmes libérales, malheureusement plus susceptibles de faire un burn-out.  Les possibilités de recours pour les sages-femmes salariées en cas de burn-out  Qu’elle soit salariée du secteur privé ou fonctionnaire, la sage-femme a des possibilités de recours en cas de burn-out.  Dans le secteur privé Dans le secteur privé, l’article L.4121-1 du Code du travail dispose que l’employeur a l’obligation de garantir la santé physique et mentale de ses salariés. Le burn-out est un risque psychosocial contre lequel l’employeur est tenu de protéger son salarié, quelle que soit l’entreprise, sa taille et son secteur d’activité.  Le burn-out ne fait pas partie des maladies prises en charge au titre des affections professionnelles (maladies désignées dans un tableau des maladies professionnelles de la Sécurité sociale), mais il peut néanmoins faire l’objet d’une reconnaissance en tant que maladie professionnelle. Cette reconnaissance peut intervenir au terme d’une procédure d’instruction impliquant la saisine d’un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). La procédure est encadrée et repose sur un faisceau d’éléments médicaux et professionnels.  Deux conditions très exigeantes doivent être réunies pour que la maladie soit reconnue d’origine professionnelle : l’existence d’un lien direct et essentiel entre la pathologie et le travail habituel et un taux d’incapacité permanente partielle au…

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