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Les IVG en légère hausse en France, 80 % se font par voie médicamenteuse 

En 2024, le nombre d’IVG en France a légèrement augmenté pour atteindre 251 270, soit une hausse de 7 000 par rapport à 2023. Cela représente un taux de recours de 17,3 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 16,8 en 2023.  Les pratiques évoluent : la méthode médicamenteuse est majoritaire (80 % des IVG), et près de la moitié des interventions (45 %) ont lieu hors hôpital. Le taux de recours est deux fois plus élevé dans les DOM (32,2 pour 1 000 femmes) qu’en métropole, avec des variations importantes allant de 19 ‰ à Mayotte à 46,5 ‰ en Guyane. Toutes les classes d’âge voient leur taux de recours augmenter, avec un taux plus élevé chez les 25-29 ans (29,8 ‰). Chez les mineures, ce taux continue de reculer depuis dix ans, passant de 8,7 à 5,5. Depuis l’allongement du délai légal à 16 semaines en 2022, on observe davantage d’IVG tardives, avec 9,8 % des IVG hospitalières réalisées après douze semaines. En 2024, les sages-femmes ont réalisé environ la moitié des IVG en cabinet (plus de 50 000 interventions). Près de 1 600 traitements ont été remis directement en pharmacie, dans le cadre de téléconsultations....

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Nouvelle stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030 

Faire de l’activité physique un élément central de la prévention et du parcours de soins en France : c’est l’objectif de la nouvelle stratégie nationale Sport-Santé. Elle s’articule autour de douze actions clés, avec pour objectif de réduire les inégalités sociales et territoriales d’accès. L’évaluation de son efficacité aura lieu en 2030. Des mesures phares pour un accès facilité Parmi les mesures phares, on trouve l’organisation annuelle d’un « mois de l’activité physique » à partir de 2026, ainsi que le développement d’une offre sport-santé encadrée, référencée sur des plateformes fiables. La stratégie prévoit également l’amélioration de l’accès aux équipements sportifs, notamment avec l’ouverture des infrastructures et équipements scolaires aux clubs et associations. Le réseau de maisons sport-santé sera étendu (540 structures en juillet 2025). Promouvoir l’activité physique au quotidien La stratégie prévoit la généralisation des trente minutes d’activité physique quotidienne à l’école et dans les établissements médicosociaux, tout en encourageant la promotion du sport en entreprise et dans la fonction publique. Pour les séniors, l’activité physique est désormais une priorité (Cf. Conférence nationale de l’autonomie, 9 juillet 2025). Un volet important de la stratégie concerne également la prise en charge de l’activité physique adaptée pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Rôle des professionnels Afin de soutenir ces objectifs, la stratégie met l’accent sur la montée en compétences des professionnels du sport-santé. Les médecins, paramédicaux et éducateurs en activité physique adaptée seront mieux formés pour prescrire et encadrer ces pratiques. Les maisons sport-santé sont quant à elles appelées à devenir des pivots territoriaux, facilitant l’orientation des patients. Flou sur le financement L’impact de ces mesures dépendra bien sûr de leur mise en œuvre concrète sur le terrain. Hélas, aucune précision n’a été apportée jusqu’ici quant aux financements alloués. ...

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Sébastien Lecornu : objectif 5 000 maisons de santé en 2027

Après sa nomination au poste de Premier ministre, Sébastien Lecornu a choisi de dédier son premier déplacement officiel à la santé. Depuis Mâcon, il a annoncé une mesure ambitieuse pour lutter contre les déserts médicaux : l’objectif de 5 000 maisons de santé à l’horizon 2027 (actuellement, le nombre est de 2500). Ces centres de soins regroupent divers praticiens (médecins généralistes, orthophonistes, sages-femmes, infirmiers, etc.), facilitant ainsi l’accès aux soins de proximité. Par proximité, on entend à un maximum de trente minutes de chaque Français. Le défi du manque de médecins L’ambition d’ouvrir de nouveaux centres risque toutefois de se heurter à une réalité prégnante : le manque chronique de personnel médical. De nombreuses maisons de santé existantes peinent déjà à maintenir une offre complète, confrontées au départ à la retraite de leurs praticiens ou à des postes vacants.  Un problème d’attractivité Les réactions des syndicats et représentants des médecins sont pour l’instant largement sceptiques. Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, se montre prudent sur FranceInfo : « Cela nécessite au moins deux médecins par maison. Ça va faire le recrutement de 10 000 médecins. Où va-t-on les trouver ? » Fabienne Yvon, médecin généraliste et membre du même syndicat, explique sur TF1 que cette situation est due à un manque d’attractivité, évoquant à la fois les contraintes d’exercice et la rémunération. En somme, pour que l’objectif des 5 000 maisons de santé soit couronné de succès, la simple construction de bâtiments ne suffira pas. Une politique globale, axée sur l’attractivité des métiers de la santé et la formation de nouveaux professionnels, est cruciale pour doter ces futures structures du personnel nécessaire....

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Bronchiolite du nourrisson : la campagne de prévention 2025-2026 est lancée !

Bronchiolite du nourrisson : la campagne de prévention 2025-2026 est lancée ! La bronchiolite aiguë demeure la principale cause d’hospitalisation des nourrissons de moins de 1 an pendant la saison d’hiver. La nouvelle campagne de prévention 2025-2026, sous l’égide du ministère de la Santé, a débuté le 1er septembre en France métropolitaine et outre-mer (avec des variations au 1er août en Guyane et au 1er octobre à Mayotte). Bilan d’impact et bénéfices observés L’efficacité de la stratégie préventive a été confirmée lors de la saison 2024-2025. On estime que cette campagne a permis de protéger plus de 450 000 nourrissons contre une forme grave de l’infection. Selon Santé publique France, l’épidémie a duré huit semaines (de mi-­novembre 2024 à mi-janvier 2025), soit une durée plus courte et une intensité plus faible qu’avant ces campagnes.  Deux outils de prévention pour 2025-2026 La prévention de la bronchiolite s’articule autour de deux options : l’immunisation passive du nourrisson, par administration de l’anticorps monoclonal Beyfortus® (nirsevimab), ou le vaccin Abrysvo®. Ce dernier est proposé aux femmes enceintes durant le huitième mois de grossesse. Les anticorps spécifiques générés par la mère sont transférés au fœtus via le placenta.  Une campagne lancée le 1er septembre La vaccination maternelle (Abrysvo®) est prise en charge à 100 % et peut être prescrite et administrée par les médecins, les sages-femmes, les infirmiers diplômés d’État et les pharmaciens. L’immunisation passive (Beyfortus®) concerne les nourrissons qui font face à leur première saison d’exposition au VRS, sauf si la mère a reçu Abrysvo®. Elle est proposée en maternité après la naissance, avec une prise en charge intégrale. Elle peut se faire en ville, pour les enfants nés entre février et août 2025. Prescrit par un médecin ou une sage-femme, Beyfortus® est remboursé à 30 % par l’Assurance maladie (100 % avec la C2S ou l’AME). Les autorités sanitaires encouragent les parents...

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Sage-femme jugé pour viols de patientes : quatorze ans de réclusion criminelle

L’ancien sage-femme, jugé à Montpellier pour le viol de six femmes, a été condamné à quatorze ans de réclusion criminelle. Cette décision de la cour criminelle de l’Hérault, rendue le vendredi 5 septembre, fait suite à un réquisitoire du parquet. Lionel Charvin, 54 ans, avait déjà été condamné en 2021 à douze ans de prison pour onze viols sur d’autres patientes. Il encourait cette fois une peine maximale de vingt ans de réclusion. La cour criminelle l’a jugé coupable de « pénétrations sexuelles par violence, menace, contrainte ou surprise » sur ces six femmes, avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en « abusant de l’autorité conférée par sa fonction ». L’accusé, sage-femme de profession, imposait des masturbations vaginales aux patientes dans le cadre du suivi de leur grossesse. Analyse du représentant du ministère public Dans sa plaidoirie, l’avocat général a souligné la prise de conscience limitée de l’accusé concernant ses actes. Il a également estimé que « c’est le dossier de la libération de la parole », faisant référence au premier procès très médiatisé. Le verdict qui s’en était suivi avait incité d’autres patientes à témoigner.  Le magistrat a rappelé qu’« ici, il n’y a qu’un coupable, M. Charvin, et des victimes » et qu’« il n’y a pas discussion sur la matérialité des faits ». Il a exprimé l’espoir que le « sentiment de culpabilité des victimes » s’estompe. Violeur en série Concernant l’accusé, le représentant du ministère public a noté la « multiplication des faits, multiplication des victimes, capacité de réflexion sur ses propres actes insuffisante. Toutes les inquiétudes ne sont pas levées à l’issue de l’audience ». L’intéressé, quant à lui, a toujours affirmé qu’il s’agissait de gestes médicaux et non sexuels. Outre la peine de prison, l’avocat général a requis un suivi sociojudiciaire assorti d’une injonction de soins d’une durée de sept ans. Source : Le Monde,...

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Télémédecine et avortement aux États-Unis : un bouleversement silencieux

Depuis l’annulation de Roe v. Wade en 2022, plus de vingt États américains ont restreint ou interdit l’accès à l’IVG. Pourtant, le nombre total d’avortements n’a pas diminué : en 2024, environ 1,14 million d’IVG ont été pratiquées aux États-Unis, soit davantage qu’avant l’arrêt Dobbs. L’essor du téléavortement La principale évolution réside dans le recours massif à la télémédecine. Introduit pendant la pandémie de ­Covid-19, le téléavortement (prescription et envoi postal de mifépristone et misoprostol) s’est rapidement imposé comme une alternative. les « cliniques virtuelles » sans structure physique ont vu leur activité croître rapidement. Selon la Society of Family Planning (Planning familial des États-Unis), la part des IVG réalisées par téléconsultation est passée de 5 % mi-2022 à 25 % fin 2024, soit une IVG sur quatre.  Le rôle des « shield laws » ou « lois boucliers » Face aux interdictions locales, plusieurs États progressistes (Massachusetts, New York, Californie, Colorado) ont adopté des « lois boucliers » protégeant les praticiens qui prescrivent des pilules abortives à distance pour des patientes vivant dans des États restrictifs. Fin 2024, environ 12 330 avortements par mois étaient pratiqués sous ce régime, représentant près de la moitié des téléavortements Un affrontement juridique inédit Cette stratégie suscite une riposte des États conservateurs : nouvelles lois pénalisant l’envoi de pilules, poursuites judiciaires contre des médecins hors État, pressions sur la FDA (U.S. Food and Drug Administration) pour restreindre la mifépristone. Le Texas envisage même une loi permettant à tout citoyen de poursuivre les acteurs impliqués dans l’envoi de pilules abortives., l’objectif étant d’effrayer les Texanes enceintes, afin qu’elles renoncent à avorter et de dissuader les prestataires de leur venir en aide. Perspectives Le téléavortement a donc permis de maintenir, voire d’augmenter, l’accès à l’IVG, y compris dans des États très restrictifs. Toutefois, ses limites demeurent : nécessité d’une connexion internet, d’un lieu sûr pour recevoir les pilules, et isolement accru...

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Nathalie Piquée : pour une IA périnatale ancrée dans l’expérience et l’unicité

Mais ces signaux sont difficiles à repérer d’emblée. La souffrance se camoufle souvent derrière un  « ça va » de façade ou dans une posture parentale sur-adaptée qui masque l’effondrement intérieur. Les professionnel-les manquent parfois de repères concrets pour identifier ces zones grises où la parole ne suffit pas. Pour les 3 000 professionnel-les qui la connaissent, c’est dans cette optique que la cartographie Urkind®* a été développée : un outil visuel et relationnel permettant aux parents d’exprimer des états internes difficiles à verbaliser. En révélant l’invisible, cette cartographie ouvre une écoute éthique vers la reconnaissance d’une souffrance parentale.  Mais parfois ce temps d’écoute est bousculé. Par manque de temps, de formation ou parce que les récits maternels résonnent douloureusement avec les propres failles du soignant. Accompagner une mère en souffrance, c’est s’exposer à ses ambivalences, à ses silences. C’est aussi contenir ses projections, tout en restant présent sans se dissoudre, c’est mobiliser des compétences relationnelles et émotionnelles inopérantes dans les grilles d’évaluation classiques. La clinique périnatale engage un haut niveau de présence. Elle requiert une capacité d’accordage à l’autre, mais aussi à soi-même. Et pourtant, peu d’espaces sont offerts aux professionnels pour interroger cette présence, pour affiner leur posture dans les situations complexes, pour éprouver en sécurité ce que réveille l’accompagnement de la douleur psychique. Dans ce contexte, de nouveaux outils émergent. Loin des fantasmes de robotisation du soin, l’IA peut, lorsqu’elle est pensée avec éthique et sens clinique, soutenir chacun dans un travail d’ajustement. Non pas en remplaçant la relation, mais en la préparant. En aidant à reconnaître les signaux silencieux. En renforçant les capacités d’empathie active et de régulation émotionnelle. Une IA immersive au service de l’alliance thérapeutique Dans un contexte où l’IA suscite autant d’espoir que de crainte, la méfiance des sages-femmes est légitime. Comment une machine pourrait-elle saisir la...

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Nathalie Kerhoas (Bleu-Blanc-Cœur) : « La santé commence dans les sols »**

Quand et où a été créé Bleu-Blanc-Cœur ?   La démarche Bleu-Blanc-Cœur est née en 2000 après une première étude clinique qui concluait que la façon de nourrir les animaux avait une répercussion sur le bilan nutritionnel et sur un certain nombre de marqueurs de santé chez l’homme – notamment les marqueurs lipidiques que sont l’équilibre oméga-6 / oméga-3. L’étude démontrait qu’en réintégrant des sources végétales comme l’herbe, le lin, la luzerme dans l’alimentation des animaux, on améliorait la qualité nutritionnelle des denrées dans notre assiette en bout de chaine. On pouvait mesurer le résultat dans le sérum et les hématies des volontaires. Les trois cofondateurs sont un médecin nutritionniste, un ingénieur agronome et un éleveur. Il s’agit de Bernard Schmitt, Pierre Weill et Jean-Pierre Pasquet. Pour ma part, je suis arrivée juste après, début 2001, pour être la première cheville ouvrière du projet. La démarche Bleu-Blanc-Cœur est une initiative 100 % française, même 100 % brétilienne (originaire d’Ille-et-Vilaine). Que signifie le concept de « santé globale » pour Bleu-Blanc-Cœur ? Nous défendons l’idée que la santé humaine est indissociable de celle des animaux et des sols. En améliorant la qualité des sols, on améliore la densité nutritionnelle des végétaux, donc l’alimentation des animaux… et la nôtre. C’est une chaîne vertueuse du sol à l’assiette. D’où vient le nom Bleu-Blanc-Cœur ? Le « bleu », c’est celui du lin, qui symbolise nos cultures renouvelables. Le « blanc » représente la transparence et les filières courtes. Et le « cœur », c’est l’engagement pour la santé dans sa globalité. Nous sommes au croisement de l’agriculture, de l’environnement et de la nutrition. La graine de lin est-elle la panacée en matière de nutrition ?  C’est effectivement la plante symbole de Bleu-Blanc-Cœur. Mais, il faut savoir que nous encourageons toutes les cultures d’intérêt environnemental et nutritionnel au premier rang desquelles les cultures d’herbe et de luzerne. La graine de lin...

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Bleu-Blanc-Cœur : « Du sol au lait maternel »

Bleu-Blanc-Cœur est une démarche agricole et alimentaire visant à améliorer la qualité nutritionnelle de notre alimentation. Et aussi à préserver l’environnement. Comment ? En construisant des filières de qualité. Les agriculteurs et éleveurs Bleu-Blanc-Cœur s’engagent dans un parcours vertueux, en diversifiant l’alimentation de leurs animaux avec des fourrages et des graines naturellement riches en -omega 3 (herbe, luzerne, lin, féverole…). Grâce à ces bonnes pratiques, leurs produits sont plus denses nutritionnellement (notamment en oméga 3) et moins impactants pour l’environnement (en moyenne 20 % d’impact carbone en moins). Au lieu d’avaler du soja, encore du soja, toujours du soja, pauvre en nutriments – culture riche en oméga 6, emblématique des monocultures et importé du bout du monde – les animaux Bleu-Blanc-Cœur mangent de l’herbe, du lin, de la luzerne poussés sur le sol de France. Appauvrissement du lait maternel Le lait maternel est un véritable concentré de bienfaits pour le bébé, lui fournissant les éléments essentiels pour grandir, développer son système immunitaire et construire sa santé actuelle et future. Sa composition si précieuse a pourtant été chahutée en quelques décennies, dans le sens d’un appauvrissement : par exemple, le rapport omega 6 / omega 3 du lait maternel est passé en France d’un rapport de 5 sur 1 dans les années 1960 à un rapport de 15 sur 1 aujourd’hui. Les conséquences sont importantes, car les oméga 3 sont le premier composant du cerveau du bébé et ils participent à la régulation de l’inflammation dans notre corps. Depuis le 30 mai 2024, Bleu-Blanc-Cœur a adopté le statut de Société coopérative d’intérêts collectifs (SCIC) pour s’ancrer pleinement dans l’économie sociale et solidaire (ESS). Une SCIC est une Société coopérative d’intérêt collectif, à gestion désintéressée, d’utilité sociale. En 2025, Bleu-Blanc-Cœur figure au palmarès des « Best Workplaces » France, les entreprises où il fait bon travailler.  Nouvelle étude Bleu-Blanc-Cœur  Cette étude visait...

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Gynécobus, Mammobile, l’itinérance pour la santé des femmes peut-elle être pérennisée ? 

Pendant deux ans, le Cantal et d’autres départements auvergnats ont vécu une petite révolution en matière de suivi de grossesses. Avec Opti’soins, un bus qui sillonnait les routes rurales de la région, les femmes les plus éloignées des maternités et de gynécologues ou de sages-femmes pouvaient obtenir des rendez-vous rapides au sein du véhicule équipé comme un cabinet de consultation. « Le projet Opti’soins est le fruit d’innovations organisationnelles pour perfectionner, optimiser, rendre universel l’accès au soin sur le territoire. C’est ce que le réseau de santé en périnatalité d’Auvergne ambitionne grâce à ce dispositif », se félicitait la docteur Françoise Vendittelli, présidente du réseau de santé périnatale d’Auvergne et gynécologue au CHU de Clermont-Ferrand dans un communiqué de presse. Lancé en 2022 par le centre hospitalier de Clermont-Ferrand, le dispositif s’est pourtant arrêté subitement en août 2024 « sans explications ». Dans une lettre aux communes concernées par le dispositif, le centre hospitalier mentionnait des « difficultés financières ». Financé par le ministère des -Solidarités et de la Santé à hauteur de 662 663 euros, mais aussi par le fonds Feder via la région Auvergne-Rhône-Alpes à hauteur de 78 000 €, le projet était adossé à un projet de recherche en « phase d’évaluation jusqu’en 2024 pour identifier la faisabilité concrète et la pérennisation du projet ainsi que l’étendue des besoins ». Dans le premier communiqué du projet était indiqué que : « Si les résultats sont concluants, Opti’soins pourrait se développer pour de la gynécologie (hors grossesse) et à d’autres disciplines, pour pallier les problématiques de désert médical ».  En deux ans à peine, grâce au programme, des femmes enceintes de 110 communes rurales ont eu accès à un suivi de grossesse continu. Son arrêt brutal pose la question de la pérennité de ces dispositifs venus combler un vide. Aller vers est essentiel « Dans les villages reculés, on a connu le boucher...

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