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La recette idéale pour l’entraînement des seniors

Chacun d’entre nous constitue une « réserve cognitive » tout au long de sa vie. Plus le style de vie est riche, positif et stimulant, plus cette réserve est importante. C’est crucial, car à partir de 45 ans, le cerveau commence à vieillir, le nombre des neurones diminue et les connexions sont moins efficaces. La détérioration des capacités cognitives, au même titre que celle des fonctions physiques, entraine une baisse de la qualité de vie.  Les bénéfices de l’activité physique De nombreux travaux l’ont montré, une activité physique adaptée et soutenue améliore les capacités cognitives et ce même après 60 ans. Mais trop nombreux sont les séniors qui n’en pratiquent pas suffisamment en raison d’un manque de motivation, d’accessibilité et d’attractivité. Stimuler et motiver Les chercheurs se concentrent actuellement sur l’élaboration d’une recette idéale et motivante pour l’entraînement des seniors : • L’activité physique d’endurance d’intensité au moins modérée améliore la santé cardiorespiratoire et permet au cerveau de recevoir plus d’oxygène, favorisant la création de neurones ainsi que la mémoire. L’ajout d’exercices de renforcement musculaire, de souplesse et d’équilibre permet des bénéfices supérieurs. • La « stimulation cognitive » (retenir une information pendant un temps et l’exécuter, anticiper des actions, mettre en place une stratégie, etc.), combinée à l’activité physique, produit des effets synergiques bénéfiques pour les fonctions cognitives. • Les activités collectives favorisent l’assiduité et l’engagement dans un programme d’entraînement. Sports collectifs et « exergames » Les sports collectifs sont à privilégier. Plus que de simples exercices, ils améliorent en effet la condition physique et cognitive en créant des situations toujours nouvelles et stimulantes.  Enfin, les « exergames », ces jeux vidéo qui sollicitent à la fois le corps et les fonctions cognitives (consoles Kinect, Wii, Switch, etc.) pourraient s’avérer efficaces pour améliorer les capacités cognitives chez les séniors. Source : The Conversation, 14 mai 2024

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Épigénétique* : la maltraitance infantile laisse une trace épigénétique dans les spermatozoïdes

Une étude finlandaise publiée dans la revue Nature démontre une association significative entre la maltraitance infantile paternelle et des modifications épigénétiques dans le sperme. L’exposition à la maltraitance infantile a été évaluée rétrospectivement à l’aide du questionnaire Trauma and Distress Scale (TADS), qui comprend cinq domaines principaux : négligence émotionnelle, abus émotionnel, négligence physique, abus physiques et abus sexuel. Les auteurs de l’étude concluent que les résultats obtenus « prouveraient que le stress dans l’enfance influence l’épigénome germinal paternel et pourrait agir sur la modulation du développement du système nerveux central de la prochaine génération ». Ils soulignent cependant les limites de l’entreprise, notamment la taille modeste de l’échantillon, l’absence de quantification des erreurs de mesure de l’épigénome spermatique, le potentiel biais de mémorisation lié au recueil rétrospectif de l’exposition à la maltraitance infantile et l’homogénéité de la population étudiée. Ces travaux s’ajoutent au nombre croissant d’études montrant que les facteurs environnementaux au sens large influencent l’épigénome des spermatozoïdes humains. Ils ouvrent de nouvelles perspectives pour déterminer les conséquences des signatures épigénétiques « acquises » dans les spermatozoïdes sur la santé de la progéniture. Sources : Exposure to childhood maltreatment is associated with specific epigenetic patterns in sperm, Nature, 3 janvier 2025 *L’épigénétique est la discipline de la biologie qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN). Elle permet d’expliquer comment des traits peuvent être acquis, éventuellement transmis d’une génération à l’autre ou encore perdus après avoir été hérités.

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L’activité physique : une stratégie efficace contre le baby-blues

L’analyse de 35 études, regroupant plus de 4 000 femmes, a révélé que les interventions en post-partum axées sur l’exercice réduisent significativement la gravité des symptômes dépressifs et anxieux. Plus précisément, une réduction de 45 % du risque de dépression post-partum a été observée chez les femmes pratiquant une activité physique. Pour obtenir un bénéfice significatif, il est conseillé aux mères de cumuler au moins 350 MET-min d’activité physique par semaine, ce qui correspond, par exemple, à 80 minutes de marche soutenue. Un large choix d’activités physiques L’efficacité de l’intervention est optimisée lorsqu’elle est initiée avant le troisième mois post-partum, et un effet dose-réponse a été établi : un volume d’exercice plus important a été corrélé à une plus grande réduction de la gravité des symptômes dépressifs. Des activités physiques variées, allant de l’entraînement aérobie (endurance ou exercices « cardio », type marche, course, vélo, natation), au yoga, en passant par les étirements, se sont avérées bénéfiques, offrant ainsi une flexibilité dans le choix. Cette revue systématique a mis en évidence le fait que l’activité physique post-partum entraîne une diminution de la gravité des symptômes anxieux (avec un effet modeste) et dépressifs (avec un effet modéré), ainsi qu’une réduction de 45 % du risque de dépression post-partum. L’intervention avant le troisième mois suivant l’accouchement s’est révélée plus efficace pour réduire les symptômes. Un minimum de 350 MET-min d’exercice hebdomadaire sont requis, répartis sur au moins quatre jours, avec un bénéfice proportionnel à la quantité d’exercice. Source : Dr Anne-Céline Rigaud, JIM, 17 janvier 2025 (1) L’équivalent métabolique (metabolic equivalent of task, ou MET en anglais) permet de calculer la dépense énergétique d’une activité physique spécifique, ainsi que son intensité. Par convention, 1 MET = 3,5 ml d’oxygène/kg de poids corporel/min.

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Femmes et hommes ne sont pas égaux face à l’alcool

« À quantité consommée égale, les complications [chez les femmes] sont plus graves, plus rapides, parfois spécifiques (cancer du sein) ou plus fréquentes que chez les hommes (agressions subies, notamment sexuelles). » Les représentations liées au genre, empreintes de tabous et de stéréotypes, conduisent à une sous-­évaluation médicale des femmes et à un accès limité aux aides existantes. Car celles qui sont en difficultés avec l’alcool sont jugées encore plus négativement que les hommes et leur parole est moins considérée. La HAS préconise, quand c’est nécessaire, que les femmes concernées soient prises en charge de préférence par des femmes pour que joue la sororité.  Outils et documents à disposition En 2023, la HAS publiait un guide et des outils afin d’aider les professionnels de premier recours à diminuer le risque alcool, via un repérage systématique et précoce des usages et l’accompagnement de chaque personne. Elle vient de publier une série de documents courts (un guide point clés, une synthèse et sept fiches-outils thématiques), à destination des mêmes professionnels, pour « sensibiliser aux spécificités de l’exposition des femmes à l’alcool, au-delà des seules périodes de grossesse et de maternité ».  Aborder le sujet régulièrement en consultation La HAS le regrette, le sujet de l’alcool n’est généralement évoqué que dans le cadre de la grossesse et de la maternité, alors qu’il constitue un enjeu de santé globale « pour toute personne de sexe et/ou de genre féminins, y compris les personnes mineures, au regard notamment de son impact sur la vie génitale, la santé sexuelle, la procréation ou encore le risque de cancer du sein ». L’évolution des usages et les risques liés à l’alcool exigent un renforcement de l’information et de l’accompagnement des femmes tout au long de leur vie. Il est essentiel d’intégrer ce sujet aux consultations de santé, au même titre que le tabac ou […]

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Les critères échographiques du SOPK pourraient évoluer

Nombre de follicules par ovaire (NFPO) et volume ovarien (VO) Le diagnostic échographique du SOPK s’appuie sur le nombre de follicules par ovaire (NFPO), établi à ≥20 avec une sonde de fréquence ≥8 MHz, ou ≥12 avec une sonde <8 MHz. En cas de qualité d’image insuffisante, un volume ovarien (VO) ≥10 mL est considéré comme un critère diagnostique. Des chercheurs américains ont entrepris de réévaluer ces seuils au regard des critères de Rotterdam actuellement en vigueur. Les données de 2 492 femmes âgées de 16 à 50 ans diagnostiquées avec le SOPK et 152 femmes sans SOPK ont été analysées.  Le nombre de follicules par ovaire diminue progressivement avec l’âge À l’arrivée, la plupart des femmes (87,8%-100%) atteintes de SOPK présentent un nombre de follicules par ovaire supérieur à 20 jusqu’à l’âge de 35 ans (en utilisant un transducteur échographique ≥8 MHz) ou ≥12 (95,1%-98,6%) (en utilisant un transducteur <8 MHz). Une diminution progressive du NFPO est observée après 35 ans, avec des médianes décroissantes par tranche d’âge : 35,5 (16-19 ans), 30 (20-24 ans), 25 (25-29 ans), 20 (30-34 ans), et 15 (35-39 ans). Après 40 ans, le NFPO est inférieur à 12 dans la moitié des cas. Le nombre de follicules par ovaire et le volume ovarien sont plus élevés chez les femmes atteintes de SOPK que chez les femmes sans SOPK dans toutes les catégories d’âge. Aucune corrélation cliniquement significative n’a été observée entre l’indice de masse corporelle (IMC) et le NFPO ou le VO. Conclusions Les critères pour définir le nombre de follicules par ovaire doivent être établis par catégorie d’âge, car le nombre de follicules par ovaire baisse progressivement après 35 ans. Le volume ovarien présente une diminution moins claire avec l’âge et dispose d’un pouvoir discriminant plus faible. Il pourrait donc être exclu des critères de […]

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Lien avéré entre microplastiques et naissances prématurées 

L’étude, portant sur 175 naissances, a révélé que les placentas des femmes ayant accouché prématurément contenaient 50 % de microplastiques en plus que ceux des femmes ayant mené leur grossesse à terme. Intuitivement, c’est l’inverse qui était attendu : une grossesse plus longue permettant à plus de plastique de s’accumuler dans le corps.  Les chercheurs supposent que ces particules, parce qu’elles provoquent une inflammation des cellules, sont un facteur déclencheur du début du travail. Les mécanismes en jeu restent toutefois à confirmer par de futures études. Source : Micro/Nanoplastic Exposure on Placental Health and Adverse Pregnancy, PubMedCentral, 30 juillet 2024

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L’utérus artificiel : une révolution dans la reproduction d’ici 2040 ?

Dans un avenir proche, peut-être dès 2040, la technologie de l’utérus artificiel pourrait transformer radicalement la reproduction humaine, prédit Rhiannon Jones. Cette innovation permettant de faire grandir des bébés en dehors du corps humain soulève des questions profondes d’ordre moral, pratique, juridique et logistique. Une révolution proche Une telle prédiction peut sembler audacieuse, mais elle repose sur des avancées scientifiques déjà en cours (voir Profession Sage-femme n° 298). Si obstacle il y a, il ne sera pas technologique, mais financier, prévoit Rhiannon Jones. Car lorsque l’investissement est là, les choses vont très vite, ajoute-t-elle, citant l’exemple d’Elon Musk avec SpaceX et Tesla. Les principaux défis seront d’attirer les financements nécessaires pour soutenir la recherche et l’innovation, ainsi que de surmonter les réticences sociales liées à cette révolution. L’impact sur les femmes et la société L’utérus artificiel sera vraisemblablement d’abord réservé aux élites fortunées avant de se démocratiser. Il pourrait se substituer dans un premier temps à la gestation pour autrui (GPA), autorisée dans de nombreux États américains. Certains futurs parents préféreront confier la gestation de leur enfant à une machine plutôt qu’à une autre femme, renforçant ainsi leur contrôle sur le développement du bébé. Cette technologie réduira également les débats juridiques complexes comme ceux autour du droit à l’avortement dans les cas de la GPA. L’utérus artificiel deviendra à terme accessible à un public plus large. Des changements sociétaux profonds en résulteront, notamment dans la manière dont nous concevons la naissance et la parentalité.

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Les jeunes femmes distancent les jeunes hommes sur le marché de l’emploi

Dans l’ensemble des pays développés, on s’était habitué à voir les filles et les jeunes femmes dépasser les garçons et les jeunes hommes à l’école. Elles avaient aussi plus de chances d’aller à l’université que leurs homologues masculins. C’était de bonne guerre, pensait-on, considérant le grand nombre de domaines dans lesquels les femmes restaient désavantagées. Au bout du compte, les hommes avaient quand même de meilleurs résultats sur le marché du travail. Ce n’est plus le cas, d’après une étude présentée mi-septembre dans le Financial Times. Avancée nette des femmes Dans plusieurs pays riches, les jeunes femmes sont désormais plus susceptibles de travailler que les jeunes hommes. Le Royaume-Uni a rejoint ce groupe en 2020, et l’écart entre le taux d’emploi des femmes de 20 à 24 ans et celui des hommes s’est creusé depuis pour atteindre trois points de pourcentage.C’est en 2022 que, pour la première fois, le revenu moyen d’une jeune femme au Royaume-Uni a été supérieur à celui de son homologue masculin. La transition n’a pas encore eu lieu aux États-Unis, mais le déficit du taux d’emploi des jeunes femmes est passé de près de 10 points de pourcentage en 2006 à un seul point l’année dernière. Dans ces pays, lorsqu’on demande « qui fait le plus gros du travail pour élever les enfants ? » ou « qui se concentre sur l’obtention d’une bonne éducation ? » ou encore « qui travaille pour ramener un bon revenu à la maison ? », la réponse est la même : « les femmes ».Si la France résiste encore au phénomène, les courbes suivent le même chemin et ne devraient plus tarder à se croiser. Déclin des hommes non diplômés Tandis que les jeunes femmes progressent, beaucoup de jeunes hommes se désengagent du travail et de l’éducation, ce qui […]

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Cerveau : use it or lose it

Pour faire face au vieillissement et se défendre contre les maladies neurodégénératives, il est essentiel de maintenir et d’enrichir notre capital cérébral. Comment ? En s’engageant dans des apprentissages continus, des activités physiques régulières, des interactions sociales et des activités artistiques et créatives. Ces pratiques contribuent à prévenir le déclin cognitif et à retarder l’apparition des symptômesde maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. En agissant dès maintenant pour protéger notre cerveau, nous pouvons améliorer notre qualité de vie et potentiellement gagner des années en bonne santé.Source : Fondation Recherche Alzheimer, 3 juin 2024

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Marcher contre la lombalgie

Moins de douleur et moins de récidives L’étude a suivi 701 adultes qui s’étaient récemment rétablis d’une lombalgie, en les assignant soit à un programme de marche accompagné de six séances d’éducation à la physiothérapie, soit à un groupe témoin. Les participants au programme de marche ont connu moins d’épisodes de douleur et des périodes plus longues sans récidive, par rapport au groupe témoin. La période médiane sans douleur a été de 208 jours pour le groupe de marche, contre 112 jours pour le groupe témoin. De multiples bénéfices à coût nul La marche est gratuite et largement accessible. Elle favorise la santé de la colonne vertébrale par des « mouvements oscillatoires doux », réduit le stress, libère des endorphines bienfaisantes et offre d’autres avantages pour la santé tels que l’amélioration de la santé cardiovasculaire et du bienêtre mental. Marchons ! La marche peut donc réduire la nécessité d’un soutien médical et d’un arrêt de travail, en mettant l’accent sur la prévention plutôt que sur le traitement de la lombalgie. Les résultats plaident en faveur de l’intégration de programmes de marche dans les soins de routine pour les personnes souffrant de lombalgies récurrentes. Selon cette même logique, les modes de vie sédentaire sont en revanche contre-productifs.