Même son de cloche chez Sophie Escobar, sage-femme échographiste et présidente du Conseil National Professionnel de Maïeutique (CNP-M), également juge : « C’est le mémoire de Victorine qui m’a le plus ému. Il est audacieux, car il s’attaque à l’invisible », à savoir la communication thérapeutique comme travail des sages-femmes « qu’il n’y aurait besoin ni de chiffrer, ni de coter puisque qu’on va le faire gratuitement, alors qu’il est essentiel ». Non seulement, ce mémoire intitulé « Paroles de sages-femmes, la communication comme matrice identitaire et enjeu éthique contemporain en salle de naissance » les a émues, mais il les a impressionnées par l’ampleur du panel de témoins réunis par Victorine pour réaliser sa recherche qualitative en multicentrique : « 21 entretiens de sages-femmes, c’est exceptionnel, c’est un travail gigantesque », s’est exclamée l’autre membre du jury Anne Chantry, sage-femme, épidémiologiste et professeure des universités en maïeutique à l’Université Paris Cité : « Ses conclusions, c’est que cette communication s’apprend. Il faut qu’on forme les étudiants à faire cela ! En tant qu’enseignante dans un département de maïeutique, je me dis qu’on a beaucoup d’ateliers de savoir-être, de mises en situation, mais on doit aller plus loin encore dans cette direction, parce qu’elle est fondamentale ». Lors de la remise des prix à La Rochelle le 20 mai 2026, aux Assises Nationales des Sages-Femmes, quatre mémoires de fin d’études sélectionnés à l’échelle nationale parmi 35 travaux étaient en compétition. C’est donc le thème de recherche présenté à l’oral devant un parterre de plus de 400 sages-femmes par Victorine qui l’a emporté haut la main, de par son originalité et sa capacité à repérer et mettre en valeur une expertise de la sage-femme encore sous-estimée : « Dans mon étude, les sages-femmes interrogées ont pu exprimer la dimension de leur communication qui s’est avérée verbale, non verbale, et aussi paraverbale.Mais aussi des techniques plus spécifiques...