Actus

Rappel de lots de laits infantiles

Elles reprochent aux fabricants et aux autorités sanitaires une réaction jugée trop tardive dans le retrait de produits destinés à des nourrissons, parfois très jeunes ou prématurés.  Des rappels de laits (Guigoz, Gallia, Picot, Babybio…) ont concerné plus de soixante pays depuis décembre, en lien avec une huile enrichie en ARA identifiée comme source possible de contamination. Si les autorités rappellent qu’aucun lien de causalité formel n’est établi à ce stade, plusieurs enquêtes pénales sont en cours. La Société française de pédiatrie, le Groupe francophone d’hépatologie, gastro-­entérologie et nutrition pédiatriques et la Société française de néonatologie proposent des recommandations en cas de consommation de laits provenant d’un lot concerné par le rappel des laits infantiles Nestlé, Lactalis, Danone et du groupe Vitagermine (liste non exhaustive et susceptible d’évoluer). Liste des recommandations :https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/Rappel%20de%20lots%20de%20laits%20infantiles_25%20jan%202026_VF5.pdf La Société française de pédiatrie propose également une liste de laits en alternative aux différents laits rappelés : https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/Alternatives%20aux%20pr%C3%A9parations%20infantiles%20retir%C3%A9es%20du%20march%C3%A9%20version%20SFP%2027.01.26%2017h.pdf...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

ANSM : confirmation du surrisque de grossesse extra-utérine avec le stérilet hormonal Jaydess 

Risque relatif plus élevé  Si l’efficacité contraceptive globale des DIU-LNG reste excellente, le risque de GEU est significativement supérieur avec le dosage à 13,5 mg (Jaydess) qu’avec les dosages à 52 mg (Mirena, Donasert). Vigilance clinique (ANSM)  Devant toute symptomatologie suspecte ou test de grossesse positif chez une porteuse de DIU Jaydess, la localisation de la grossesse doit être une priorité diagnostique immédiate. Recommandations pour les médecins et les sages-femmes Ne prescrivez pas et ne posez pas Jaydess : sa commercialisation a cessé depuis fin 2024, il ne sera bientôt plus disponible. D’autres stérilets au lévonorgestrel présentent un meilleur rapport bénéfice-risque ; Ne retirez pas le stérilet Jaydess sauf demande de la patiente ou urgence médicale, cela reste une contraception efficace ; Informez vos patientes porteuses d’un stérilet, quel qu’il soit, des risques de GEU et des signes devant les amener à consulter ; Privilégiez les méthodes de contraception de première intention, dont les stérilets au cuivre, en particulier chez les femmes n’ayant jamais eu d’enfant.  Lire la dernière étude sur The New England Journal of Medicine (25 novembre 2025) :  https://evidence.nejm.org/doi/10.1056/EVIDoa2500117...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

Loire-Atlantique : une sage-femme AAD dans la tourmente

Octobre 2025 : suspension de cinq mois Le point de départ est une suspension de cinq mois, décidée en octobre par l’ARS Pays de la Loire, après des signalements émanant non pas de patientes, mais de maternités, de pédiatres et d’un pharmacien, selon les éléments rapportés. L’ARS évoque des « manquements » susceptibles d’avoir des conséquences graves, « dans le suivi des femmes enceintes et la réalisation d’accouchements à domicile, la réalisation des dépistages néonatals, pouvant entraîner une perte de chance pour les enfants concernés, la prise en charge médicale des nouveau-nés et des suites de couches immédiates, ainsi que dans la prise en charge d’une demande d’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse ». « Hors cadre » : la défense d’Elena Le Gal De son côté, Elena Le Gal, qui exerce depuis quinze ans, conteste tout danger pour les femmes ou les bébés. Elle explique être visée parce que ses pratiques sont jugées « hors cadre » et affirme que des fiches d’événements indésirables seraient déclenchées par les maternités dès que son nom apparaît dans un dossier d’AAD ne correspondant pas, à leurs yeux, aux critères habituels.  Elle revendique une approche au cas par cas, quitte à ne pas respecter certaines règles qu’elle juge parfois hors de propos. Elena Le Gal assure ne jamais avoir mis en danger la vie d’un bébé ou d’une maman et les orienter systématiquement vers une maternité quand l’accouchement à domicile est impossible. Elle dit aussi privilégier l’information et le choix des femmes, y compris lorsque les intéressées ne souhaitent pas suivre certaines recommandations, comme le test du buvard par exemple. Fin 2025 : interdiction d’exercer pendant deux ans La procédure s’est poursuivie en décembre devant le conseil de l’Ordre des sages-femmes : elle a écopé d’une interdiction d’exercer pendant deux ans, à compter du 1er février 2026. La sage-femme, qui dit avoir accompagné environ 800 naissances en quinze...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

40 cm de neige, un 4×4, un tracteur… et un bébé sur la 2×2 voies : « Ça a été rock’n’roll ! »

« Mobilisation générale » : le village s’organise À Trizay, entre Rochefort et Saintes, Cécile est déjà deux jours après terme, quand les premières contractions pointent le bout de leur nez. Sauf qu’à l’extérieur c’est tout blanc et que rejoindre la maternité relève de l’expédition polaire. Alors, la solidarité s’enclenche. Le voisinage s’active : l’un part en tracteur à la recherche d’une infirmière, d’autres épluchent leurs contacts pour trouver une voiture tout-terrain. 4×4, camion pompiers, tracteur : l’improbable convoi Les pompiers de Saint-Porchaire finissent par atteindre le domicile du couple en 4×4. Cécile et son compagnon Germain montent à bord. Direction Pont-l’Abbé-d’Arnoult, précédés par un véhicule de feux de forêt chargé d’ouvrir la voie, épaulé par un agriculteur venu spontanément avec son tracteur. Transfert en ambulance, chasse-neige en escorte Arrivée à Pont-l’Abbé-d’Arnoult, Cécile est transférée dans une ambulance. Les agents du département prennent la tête du cortège avec un chasse-neige pour sécuriser la route. Tout semble enfin sur les rails… Mais le scénario bascule à nouveau lorsque la poche des eaux perce, à hauteur de Saint-Porchaire, sur la 2×2 voies. Un pompier du centre de Rochefort passait par là et, comme par hasard, il « avait déjà fait plusieurs accouchements dans sa vie ». Et Germain de conclure : « Ça a été rock’n’roll ! » Arthur, fleur du bitume ! C’est donc dans l’ambulance, sur la 2×2 voies qu’Arthur pousse son premier cri, au terme d’une expédition digne d’un road-movie : 4×4, tracteur, chasse-neige et des voisins mobilisés jusqu’au dernier moment....

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

Grève des médecins libéraux : janvier sous tension

Les praticiens entendaient protester contre plusieurs mesures du PLFSS 2026, perçues comme une remise en cause de la liberté d’exercice et un renforcement de la régulation de la médecine de ville. Une manifestation nationale à Paris a marqué le temps fort du mouvement. Si l’exécutif a annoncé des ajustements, la mobilisation a mis en lumière un malaise profond et durable au sein de la profession. Un rapport de force toujours défavorable à l’État La séquence de janvier illustre une relation historiquement tendue entre les médecins libéraux et l’Assurance Maladie. Après l’arrêt de la grève, le dialogue institutionnel a repris rapidement, avec des rencontres successives entre syndicats, ministère et Assurance Maladie. Plusieurs mesures initialement prévues — régulation des dépassements d’honoraires, fixation unilatérale des tarifs ou contrôle accru des prescriptions — ont été écartées, témoignant du poids politique et syndical des médecins libéraux. Un mouvement qualifié d’« inédit » par son ampleur et son unité, mais qui pose, une fois la crise désamorcée, la question d’un risque d’immobilisme dans l’évolution du système de soins. Anticipant les perturbations engendrées par la grève, le Syngof, Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France, a rédigé une lettre à l’attention des patientes de maternité. Dans ce courrier, le syndicat explique les raisons du mouvement :...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

Nouveau modèle du carnet de maternité

Le nouveau modèle du carnet de grossesse entrera en application le 1er mars 2026.  Il inclut désormais des sections renforcées sur la prévention environnementale et la santé mentale post-partum. https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pdf_specimen-carnet_de_maternite.pdf...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS), qu’est-ce qui change pour les femmes et les sages-femmes ?

• La création d’une consultation longue consacrée à la ménopause, entièrement remboursée et réservée aux femmes de 45 à 65 ans, acte un changement majeur. Le nouveau dispositif prévoit un temps médical pour parler bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fluctuations de poids, libido, moral en berne, fatigue ou questions autour des traitements hormonaux. L’objectif est de repérer plus précocement les risques cardiovasculaires, osseux ou métaboliques. • La mise en place du congé de naissance rémunéré d’une durée de deux mois. Ce nouveau droit, effectif à partir de juillet 2026, s’ajoute aux dispositifs existants de congés de maternité, de paternité et d’adoption. L’objectif de cette mesure est triple : soutenir la natalité, optimiser l’équilibre entre vie professionnelle et responsabilités parentales, promouvoir un partage équitable des tâches entre les parents. • Les sages-femmes libérales disposent désormais de la capacité de s’approvisionner directement en vaccins et de les administrer conformément au calendrier vaccinal officiel, simplifiant ainsi le parcours de soin des patientes et de leurs nouveau-nés tout en désengorgeant les cabinets de médecine générale. Caroline Combot, présidente de l’ONSSF, regrette toutefois l’insuffisance des mesures annoncées : « Des réformes structurelles sont nécessaires pour inscrire pleinement la profession de sage- femme dans le champ médical, avec une reconnaissance financière, réglementaire et symbolique équivalente à celle des autres professions. » ...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste

Le baromètre 2026 repose sur une enquête Toluna Harris Interactive menée auprès de 3 061 personnes de 15 ans et plus, avec des questions spécifiques sur l’adhésion aux thèses masculinistes. Deux formes de sexisme Le HCE distingue le sexisme paternaliste — en apparence bienveillant, mais fondé sur une hiérarchie entre femmes et hommes — et le sexisme hostile — plus violent et ouvertement agressif. En France, environ 7,5 millions d’hommes et cinq millions de femmes adhèrent au sexisme paternaliste ; 17 % des Français de 15 ans et plus, soit près de dix millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile. Le rapport souligne le rôle central des réseaux sociaux dans l’amplification des discriminations et des violences : le cybersexisme est identifié comme la première forme de haine en ligne, avec 84 % de victimes femmes. Le masculinisme : menace sur l’ordre public Le HCE définit le masculinisme comme une idéologie structurée diffusée massivement par les contenus numériques, touchant les jeunes comme les adultes, pouvant banaliser les violences et, dans ses formes extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. Il y voit une menace d’ordre public et un enjeu de sécurité nationale. Le rapport formule 25 recommandations, dont : rendre les séances d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evars) obligatoires, renforcer les contrôles de l’Arcom et de Pharos avec un signalement spécifique au masculinisme, garantir la transparence des algorithmes, intégrer le terrorisme misogyne dans les doctrines de sécurité, et confier au HCE la mission d’Observatoire national du masculinisme, avec des moyens dédiés....

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

L’Anesf alerte : « précarité dès la première année » en maïeutique

L’Anesf cite notamment près de 3 500 km parcourus en troisième année, plus de 2 000 € dépensés (soit 174 €/mois), et 200 à 250 €/mois pour les étudiants d’outre-mer (quatrième et cinquième années). Elle pointe des indemnisations insuffisantes (indemnités kilométriques plafonnées à 130 €) et un statut d’étudiant hospitalier accessible seulement à partir de la quatrième année, conduisant à une précarité qui pèse sur la santé mentale et l’attractivité de la formation.  Côté hébergement, seuls 18 % des logements de stage seraient « mis à disposition », dont 10 % seulement à titre gratuit. Ils sont parfois insalubres et difficiles d’accès.  Les revendications de l’Anesf sont les suivantes : indemnisation kilométrique dès le premier cycle, à frais réels, mise à disposition gratuite d’une chambre de garde pour les étudiants sages-femmes, accès aux logements Crous pour les stages courts lorsque le stage est éloigné du domicile, création d’une indemnité d’hébergement de 150 € pour tout stage situé à plus de 15 km du domicile. Communiqué de presse de l’Anesf, 28 janvier 2026 : Les étudiants sages-femmes mis à l’épreuve dès la première année https://anesf.com/wp-content/uploads/2026/01/CdP20-20Les20eCC81tudiantC2B7eC2B7s20sages-femmes20misC2B7es20aCC8020leCC81preuve20deCC80s20la20premieCC80re20anneCC81e20.pdf...

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici
Actus

Quatre nouvelles maternités obtiennent le label IHAB (Initiative hôpital ami des bébés) 

En décembre ont été labellisées IHAB : • Maternité et néonatologie, Centre hospitalier de Laon (02). Type 2A, 697 naissances en 2024 • Maternité et néonatologie, Centre hospitalier de Cholet (49). Type 2B, 2 148 naissances en 2024 • Maternité, Centre hospitalier de Sainte-Foy-lès-Lyon (69). Type 1, 963 naissances en 2024 • Maternité, Clinique de l’Yvette, Longjumeau (91). Type 1, 747 naissances en 2024 La prochaine formation IHAB se tiendra à Paris les 5 et 6 mars 2026. Pour celles et ceux qui s’intéressent à la démarche IHAB, ces sessions sont un premier pas pour s’informer, échanger et faciliter le chemin vers la labellisation d’un service....

Ce contenu est réservé aux abonnés. Je m'abonne
Déjà membre ? Connectez-vous ici