Prééclampsie sévère : aphérèse à l’étude

Une étude publiée dans Nature Medicine explore une technique d’aphérèse visant à réduire la concentration circulante de sFlt-1, protéine placentaire impliquée dans la prééclampsie. Testée chez l’animal puis chez un petit groupe de femmes enceintes présentant une prééclampsie très précoce et sévère, cette approche semble bien tolérée et pourrait permettre de prolonger la grossesse.

Aphérèse © Avanti Santé

L’aphérèse consiste à faire circuler le sang hors de l’organisme pour en retirer certains composants, avant de réinjecter le reste au patient. Dans cette étude, elle a réduit d’environ 50 % les taux de sFlt-1 chez des femelles babouins gestantes. Chez seize femmes présentant une prééclampsie très précoce, elle a été associée à une baisse de sFlt-1, à une légère diminution de la pression artérielle et à une prolongation médiane de la grossesse de dix jours après l’admission, contre quatre jours chez les femmes non traitées. Les effets indésirables rapportés étaient bénins. Des essais contrôlés de plus grande ampleur seront nécessaires pour confirmer l’efficacité et la sécurité de cette stratégie….

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