La santé, critère décisif dans l’isoloir Dans cette quatrième vague de l’observatoire « Les Français et la santé locale » (1 000 adultes interrogés en ligne du 10 au 12 décembre 2025), 49 % des Français affirment que les propositions des candidats sur l’accès aux soins pèseront dans leur vote. Le chiffre grimpe à 62 % dans les déserts médicaux. 70 % des sondés estiment que leur commune a un rôle à jouer, et 27 % lui attribuent même un rôle central. Difficultés d’accès : une réalité largement partagée Les tensions sont palpables : 40 % des sondés rencontrent des difficultés d’accès aux soins, et 36 % ont le sentiment de vivre dans un désert médical (jusqu’à 52 % en zone rurale). La majorité souhaite un accès à un généraliste ou aux urgences en moins de vingt minutes (et dix minutes pour un quart). Les difficultés concernent d’abord les spécialistes (63 %) : dermatologues (71 %), ophtalmologues (59 %), cardiologues (59 %). Elles touchent aussi les généralistes (47 %), la santé mentale (44 %), la rééducation (41 %) et l’imagerie (38 %). Les gynécologues, pédiatres et dentistes ne sont pas épargnés. Un renoncement massif aux soins Conséquence directe, 81 % des Français déclarent avoir renoncé à consulter au moins une fois au cours des douze derniers mois. Les principaux motifs sont les délais trop longs (65 %), l’absence de spécialistes à proximité(60 %, jusqu’à 70 % en zones rurales) et le coût des soins (47 %). Les femmes déclarent plus souvent avoir renoncé aux soins. Des attentes… mais des maires jugés peu armés Si les municipalités sont attendues sur le front de la santé, leur action est jugée contrastée, près d’un tiers des sondés estimant que la commune n’agit pas. Pour 64 % des Français, la priorité devrait porter sur le renforcement de la prévention. Le développement de services de santé numériques est également cité par 46 % des répondants, particulièrement chez les jeunes et dans les…
