Congé supplémentaire de naissance : montant, durée et conditions
Ce qu’il faut retenir : Source : info.gouv.fr ; 22 juillet 2026
Ce qu’il faut retenir : Source : info.gouv.fr ; 22 juillet 2026
Une hausse portée par la mortalité néonatale En 2024, 2 709 enfants sont décédés avant leur premier anniversaire, soit un décès pour 250 naissances vivantes. La hausse observée depuis 2011 s’explique exclusivement par celle de la mortalité néonatale, entre la naissance et le 27e jour, tandis que la mortalité post-néonatale est restée stable. Troisième dans l’Union européenne entre 1996 et 2000, la France occupe le 23e rang depuis 2022. Si elle avait atteint la moyenne européenne de 3,3 ‰ en 2024, 529 décès de moins auraient été enregistrés, calcule l’Igas. Des facteurs démographiques, sanitaires et sociaux Le rapport attribue un rôle prédominant aux facteurs populationnels favorisant notamment la grande et l’extrême prématurité, responsables de l’essentiel de la mortalité néonatale. Il cite l’élévation de l’âge maternel, les grossesses multiples, le surpoids, l’obésité et certaines complications maternelles. La précarité et les difficultés d’accès à la prévention et aux soins aggravent également les risques. Entre 2004 et 2022, le taux moyen variait de 2,2 ‰ chez les enfants de femmes cadres à 5,1 ‰ lorsque les mères étaient inactives ou de catégorie sociale inconnue. Les inégalités territoriales sont particulièrement marquées dans les outre-mer et en Île-de-France. Pas de modèle unique pour les maternités L’Igas ne met pas en évidence de lien direct entre les restructurations des maternités et la hausse de la mortalité infantile. Les comparaisons internationales ne permettent pas non plus de dégager un modèle territorial optimal. Un relèvement du seuil minimal d’activité, fixé à 300 accouchements annuels, ne constituerait donc pas à lui seul une réponse adaptée. Les décisions de maintien ou de fermeture devraient reposer sur la sécurité sanitaire et sur un diagnostic partagé des besoins locaux. Agir sur l’ensemble du parcours L’Igas recommande d’améliorer la prévention et le repérage des grossesses à risque, puis de renforcer la prise en […]
Cependant, les autorités judiciaires font face à des demandes de reconnaissance d’enfants nés de GPA à l’étranger, qu’elles ont refusées pendant de nombreuses années, avant d’ouvrir des possibilités, notamment suite à l’affaire Mennesson et à la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2016. Les arrêts rendus par l’assemblée plénière de la Cour de cassation le 3 juillet 2026 marquent une nouvelle étape importante dans le traitement juridique des situations des enfants nés d’une GPA à l’étranger. La Cour de cassation (la plus haute juridiction française, qui lorsqu’elle est en assemblée plénière, se prononce sur les grands principes du droit français) réaffirme avec force que la GPA demeure contraire à un principe essentiel du droit français, mais refuse d’en déduire qu’une décision étrangère établissant la filiation d’un enfant doit, par principe, être privée d’effet en France. La CEDH en 2016 avait condamné la France, non pas parce qu’elle interdisait la GPA, mais parce le système juridique français ne respectait pas l’intérêt supérieur de l’enfant et son droit à la vie privée (notamment son identité personnelle, dont la filiation est un des piliers) en ne prévoyant pas de mécanisme effectif et rapide de transcription de sa filiation à l’Etat civil français. Les décisions du 3 juillet 2026 viennent confirmer cette interdiction de la GPA en France comme un grand principe de droit, mais apportent des précisions sur la reconnaissance des enfants issus de GPA à l’étranger. Ces décisions concernent un couple d’hommes français, installé au Canada (où la gestation pour autrui est légalement autorisée) : ayant eu recours à deux GPA, dont sont nés trois enfants, ils ont demandé que la filiation déjà obtenue au Canada soit aussi reconnue en France. L’interdiction de la GPA en France : d’un refus absolu à une ouverture progressive L’interdiction de […]
La mammographie conventionnelle repose principalement sur l’absorption des rayons X par les tissus.Problème : dans les seins dits « denses », les fibres saines et les tumeurs apparaissent toutes deux en blanc sur les clichés standards, ce qui complique leur distinction. Cette nouvelle technologie, issue des laboratoires du CNRS, pourrait être la solution. Créée en novembre 2023, Letsee Imaging adapte à la mammographie la méthode de Hartmann, issue de l’optique astronomique. Son système analyse l’absorption, mais aussi la déviation des rayons dans deux directions et leur phase. À l’arrivée, c’est quatre fois plus d’informations disponibles que lors d’un examen classique. Cette technologie, si elle tient ses promesses et franchit les étapes réglementaires, pourrait transformer radicalement le pronostic vital de milliers de femmes. La start-up envisage une commercialisation entre 2031 et 2032, calendrier qui demeure prévisionnel. Source : Cnrs Innovation, 21 juillet 2026
Pourquoi sage-femme ? J’ai voulu être sage-femme avant tout pour m’occuper des femmes. Même si je suis très heureuse de m’occuper des bébés également. En parallèle de mes études, j’ai commencé à militer dans des associations féministes. A ce moment-là j’avais vraiment la sensation qu’avoir choisi ce travail était une évidence. Où travaillez-vous ? Après mes études, je suis partie travailler à Paris, dans une maternité de niveau 1, pendant un an. Ensuite, j’ai choisi de travailler dans une maternité de niveau 3, puis j’ai finalement décidé de revenir dans ma maternité de niveau 1. Depuis septembre 2025 je suis quasiment à mi-temps à l’hôpital et à mi-temps en activité libérale dans un cabinet. Pourquoi le niveau 1 ? J’aime beaucoup la physiologie et la prise en charge en maternité de niveau 1 n’est pas la même. La différence se voit sur des micro-détails : par exemple, là où je travaille les monitorings sont sans fil donc la personne a juste deux capteurs sur le ventre et les péridurales sont déambulatoires donc elle peut marcher. Elle peut accoucher accroupie si elle a envie, elle peut accoucher à quatre pattes si elle a envie. Il y a un vrai respect de la naissance que je n’ai pas trouvé en niveau 3. Pourquoi avoir lancé Doctogouine ? J’ai passé quelques diplômes universitaires dont un qui s’appelle diplôme universitaire de santé sexuelle pour tous. Il aborde la santé sexuelle sous un autre prisme que le prisme cisgenre, hétérosexuel, blanc, valide, etc. C’était très intéressant, mais le cours sur la santé sexuelle lesbienne durait vingt minutes, alors que tous les autres cours duraient une heure. Suite à ce diplôme universitaire, j’ai eu envie d’écrire un « zine » sur le sujet. Pour le diffuser j’ai créé le compte instagram Doctogouine. Et depuis c’est devenu une plate-forme où je peux partager des informations à […]
Selon l’ANSM, l’utilisation en cours et prolongée — pendant au moins un an — de ces contraceptifs est associée à une très faible augmentation du risque de méningiome, tumeur généralement non cancéreuse des membranes entourant le cerveau. Pour le désogestrel, le sur-risque est estimé à un cas supplémentaire pour 67 300 utilisatrices. Les médicaments contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel sont contre-indiqués en cas de méningiome actuel ou passé. Les professionnels doivent être attentifs aux signes évocateurs : troubles visuels, baisse de l’audition ou acouphènes, perte de l’odorat, aggravation des céphalées, troubles de la mémoire, convulsions ou faiblesse des bras ou des jambes. L’ANSM annonce enfin l’envoi, à partir de septembre, de courriers d’information aux patientes et aux prescripteurs concernés.
La HAS indique ne pas avoir reçu les bilans d’évaluation prévus par l’arrêté du 9 décembre 2016. Les données transmises par la DGOS entre 2023 et 2024 étaient, selon elle, « parcellaires et inexploitables ». Elle juge également insuffisant le niveau de preuve des études disponibles, qu’elle décrit comme observationnelles, rétrospectives, menées sur des échantillons peu représentatifs et pendant des durées limitées. Faute de pouvoir formuler de nouvelles recommandations, l’institution rassemble des critères issus de quatre travaux antérieurs : le cahier des charges de 2014 et trois recommandations consacrées au suivi des grossesses à risque, à l’accompagnement de l’accouchement normal et à la sortie précoce de maternité. Intitulé « Positionnement de la HAS à la suite de la demande d’élaboration de critères d’éligibilité pour la prise en charge des femmes enceintes en maison de naissance », le document est disponible ici. Ce document ne constitue pas une recommandation de bonne pratique. Il fixe un cadre post-expérimental « a minima ». La HAS insiste sur la nécessité de disposer de bilans complets et exploitables pour établir, à terme, des critères d’éligibilité et de transfert fondés sur des données probantes.
Maintenir une offre de proximité Huit mois se sont déjà écoulés depuis la fermeture de l’emblématique maternité des Lilas, pionnière de l’accouchement sans douleur et historiquement engagée en faveur des droits des femmes et de l’accès à l’IVG. Une nouvelle activité de soins s’est installée au 12-14, rue du Coq-Français. Porté par l’AP-HP, en partenariat avec l’ARS Île-de-France, la Ville des Lilas et le département de la Seine-Saint-Denis, le centre de santé Tenon – Les Lilas vise à maintenir une offre consacrée à la santé des femmes dans cette partie du département. Ouvert du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h 30, l’établissement assure des consultations de gynécologie, le suivi des grossesses, la préparation à la naissance ainsi que les entretiens prénatal et postnatal précoces. Il propose également un accompagnement de la ménopause et des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses. Lorsqu’une prise en charge chirurgicale ou spécialisée est nécessaire, les patientes sont orientées vers les structures hospitalières de l’AP-HP. Un lien étroit avec l’hôpital Tenon Adossé au service hospitalo-universitaire de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Tenon, le centre peut orienter les patientes vers les services spécialisés de l’établissement, notamment en endométriose, cancérologie gynécologique, endocrinologie gynécologique, médecine de la reproduction et préservation de la fertilité, ou vers les structures d’orthogénie de l’AP-HP. Cette organisation doit assurer la continuité de leur parcours de soins. Pour leur accouchement, les patientes suivies au centre dont la grossesse ne présente pas de risque particulier peuvent être orientées vers la filière physiologique de la maternité de Tenon, établissement de type 2. Une reconversion plus large du site Le site accueille également un centre de santé sexuelle, développé en partenariat avec le département de la Seine-Saint-Denis. Celui-ci propose un accompagnement autour de la contraception, de la santé sexuelle, de la vie affective, de la prévention et […]
Tramadol, définition et risques Les opioïdes tels que le tramadol connaissent la plus forte progression d’usage de substances psychoactives dans le monde depuis quinze ans. Ils ont débarqué en France de manière préoccupante, même si cela n’a pas eu la même ampleur qu’aux États-Unis. Le tramadol est un opioïde faible de niveau 2, dérivé synthétique de la codéine. Noradrénergique et sérotoninergique, il inhibe le recaptage des neurotransmetteurs, provoquant une perception de la douleur altérée. Il est l’antalgique opioïde le plus consommé en France (+68 % entre 2006 et 2017), majoritairement par des femmes. Son mésusage peut entraîner dépendance, abus et overdose. Selon un rapport du Sénat de 20251, 12 millions de Français se sont vu prescrire des médicaments opioïdes antalgiques (MOA), principalement par des médecins généralistes. Or, 47 % des usagers de tramadol éprouvent des difficultés à arrêter leur traitement et le nombre de décès liés à l’usage d’opioïdes prescrits, hors usagers à risque, s’est accru de 20 % entre 2018 et 2022. Tramadol pendant la grossesse En cours de grossesse, le sevrage brutal d’opioïde est contre-indiqué. Il convient donc de dépister les usages d’opioïdes, de les évaluer, de proposer des orientations adaptées, d’anticiper la surveillance d’un syndrome de sevrage du nouveau-né et son soutien par ses parents. Il faudra donc une prise en charge pluridisciplinaire. Nous vous présentons ici trois types de situations différentes avec leur proposition de prise en charge. Le point clé choisi pour l’évaluation est une échelle en cinq points, le POMI-5, à remplir avec la patiente. Mme Ahaa est enceinte de son troisième enfant (9 SA). Elle suit un traitement par tramadol de 150 mg/jour depuis 4 ans pour des douleurs associées à une fibromyalgie et une cholangite biliaire. Lors de sa dernière grossesse, elle est restée sous tramadol et le bébé a fait un syndrome de sevrage, ce qu’elle […]
En ligne de mire, l’élection présidentielle 2027 Cette démarche vise à recueillir l’avis de la profession sur les principaux enjeux qui traversent son exercice. Si les compétences des sages-femmes se sont élargies et leur place dans le parcours de santé des femmes renforcée, de nombreux défis restent à relever : accès aux soins, reconnaissance et valorisation des missions, évolution des modes d’exercice, place de la prévention, intégration des nouvelles technologies ou encore transformation de la périnatalité. À partir des réalités du terrain, les réponses recueillies doivent nourrir « le plaidoyer de l’Ordre en vue de l’élection présidentielle de 2027 ». Elles serviront à élaborer un ensemble de propositions que le Conseil national portera ensuite auprès des pouvoirs publics et dans le débat public. Quatre grands thèmes La consultation s’articule autour de quatre axes : l’évolution des compétences des sages-femmes ; les différents lieux d’accouchement, notamment à domicile ; leur rôle dans la prévention, l’éducation à la santé et la lutte contre la désinformation ; enfin, leurs relations avec les acteurs non professionnels de santé, tels que les doulas et les coachs en périnatalité. Ces thèmes ont été retenus parce qu’ils concernent l’ensemble de la profession et interrogent directement son avenir. Les premiers résultats, arrêtés au 23 juin 2026, sont disponibles dans la Lettre du Conseil de l’Ordre n° 86. La consultation avait alors déjà réuni 1 347 participantes et recueilli plus de 4 500 contributions. (Extraits ci-dessous). Comment participer ? Isabelle Derrendinger, présidente du CNOSF, rappelle que seule une mobilisation importante permettra de dresser un tableau fidèle des attentes et des besoins de la profession. Les sages-femmes peuvent accéder à la consultation grâce au lien sécurisé diffusé dans les newsletters du Conseil national. Après avoir créé un compte sur la plateforme dédiée, elles peuvent répondre anonymement aux différentes questions. Participer à la consultation
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