Hypnotisée pour accompagner la grossesse et la naissance
Grand Angle

Hypnose en périnatalité : accompagner autrement

De la préparation à la naissance aux suites de couches, l’hypnose trouve des applications variées en maternité. Elle vise moins à se substituer aux soins qu’à modifier la manière dont ils sont vécus : apaiser la peur, soutenir les capacités d’adaptation, rendre aux femmes une place plus active.  Pendant la grossesse : préparer et rassurer La grossesse offre un temps d’apprentissage : « comme pour un marathon, on se prépare ! », nous dit Clémence Malroux, sage-femme. Respiration, relaxation, évocation d’un lieu rassurant ou autohypnose peuvent fournir à la femme des repères qu’elle retrouvera pendant le travail. Cette préparation cherche à réduire l’appréhension, renforcer la confiance et favoriser l’autonomie pendant la grossesse. Elle peut aussi aider à aborder une nouvelle naissance après une expérience difficile.  Pendant le travail : mieux traverser les contractions Au cours du travail, l’hypnose mobilise l’attention, l’imaginaire, la respiration, joue sur les sensations corporelles afin de modifier la relation à la douleur. L’objectif n’est pas nécessairement de la supprimer, mais de la vivre autrement, pour la rendre plus supportable, limiter la panique et aider la femme à rester actrice de l’accouchement plus longtemps.  Autour de la péridurale : apaiser la peur du geste La pose de péridurale est l’une des applications les mieux documentées. Le balancement, la synchronisation de la respiration, le contact rassurant et les suggestions hypnotiques peuvent faciliter l’attente et réduire la peur.  Lors d’une césarienne : préserver l’expérience de la naissance Au bloc, l’hypnose peut accompagner l’anesthésie et contribuer à rendre l’environnement moins anxiogène.  C’est une approche globale, qui concerne le choix des mots, du confort, la place du conjoint, la participation des parents et le rapprochement avec le nouveau-né. Le but recherché est de permettre aux parents de vivre l’intervention comme une naissance, pas seulement comme un acte chirurgical. Lors d’une IMG : respecter la temporalité Dans le contexte d’une interruption médicale...

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Portrait de Nathalie Piquée, sage-femme
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Nathalie Piquée, « remettre les mères debout, j’en ai fait un métier »

Quand on vous demande votre métier, que répondez-vous : sage-femme, Gestalt-thérapeute, formatrice, entrepreneuse ? De cœur, fondamentalement, je suis sage-femme. Quand je suis arrivée à l’école, Miss Humbert accueillait chacune d’entre nous. On avait toutes 18 ans, des gamines. Devant chaque nouvelle promotion, elle disait : « Attention, mesdemoiselles, plus tard, vous n’exercerez pas un métier de sage-femme : vous allez DEVENIR sage-femme, dans tout votre être. Et vous le serez pour toute la vie. » Puis elle ajoutait : « Faites toujours honneur à ce métier ! » Ces mots-là, je ne les ai jamais oubliés. Sage-femme je suis et je reste, dans tout mon être. Il y a bien sûr, tout ce que j’ai vécu, tout ce sur quoi je me suis formée. Mais quand on me demande mon métier, je réponds directement « sage-femme ».  Qu’est-ce qui vous y a conduite ? Je voulais travailler dans le « prendre soin ». J’ai tenté médecine, une première année, mais les études me semblaient interminables et je n’avais qu’une envie : quitter le nid familial. Les études de sage-femme ne duraient alors que trois ans ! C’était un bon timing. Je suis sortie de l’école en 1983… Plus fondamentalement, je pense qu’on ne vient pas à ce métier par hasard. Moi, je crois que je voulais connaître le « secret de la naissance ». Comment on fait un bébé, dans sa tête, dans son cœur, dans sa vie. Comment vient-il s’y s’inscrire, ce bébé-là ? Pourquoi ici et maintenant ? C’est tout ça qui m’intéressait. Et puis… “ Vous n’exercerez pas un métier de sage-femme : vous allezDEVENIR sages-femmes, dans tout votre être ! ” Miss Humbert, enseignante Et puis ? Il y a autre chose ?  Oui… Il y avait aussi un secret autour de ma propre naissance. Je l’ai toujours senti. Dans certains silences, certaines incohérences, des choses qui ne se disaient pas. Je savais sans savoir. Un jour, beaucoup plus tard, il y […]

Illustration sur la baisse du taux de testostérone chez les hommes
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Forte diminution du taux de testostérone chez les hommes depuis les années 1970

Selon les résultats rapportés lors du congrès, la baisse cumulée entre 1972 et 2019 atteindrait 54,6 %, avec une accélération après 2000. « On parle ici de résultats présentés en congrès, pas encore d’un article scientifique définitif relu par les pairs », tempère Cédric Lebâcle, andrologue à l’hôpital Bicêtre (AP-HP). Différentes explications avancées « Certains hommes partent probablement dans la vie avec un capital hormonal plus faible du fait de ces expositions précoces [aux perturbateurs endocriniens pendant la vie utérine], un phénomène qu’on observe en parallèle avec la montée des cancers du testicule. Enfin, le sommeil joue aussi un rôle très important. Plusieurs nuits à cinq heures de sommeil suffisent à faire baisser la testostérone de 10 % à 15 % chez de jeunes hommes en bonne santé. » précise Cédric Lebâcle. Il évoque aussi parmi les explications possibles l’obésité et le manque d’activité physique. La méta-analyse ne permet toutefois pas d’établir les responsabilités respectives de ces différents facteurs.  Testostérone basse ne signifie pas infertilité L’andrologue rappelle qu’il n’existe pas de taux sanguin de testostérone en dessous duquel un homme deviendrait automatiquement infertile. Un taux faible peut en revanche accompagner une altération de la fonction testiculaire et contribuer à une diminution de la fertilité. Il peut aussi être associé à une fatigue, une baisse de la vitalité, des troubles de l’humeur ou de l’érection. Les dangers de la supplémentation de testostérone Prendre de la testostérone sans indication médicale n’est pas une solution pour améliorer sa fertilité. L’apport d’une hormone extérieure freine la stimulation naturelle des testicules et peut interrompre la production de spermatozoïdes. « Des patients pensent améliorer leur virilité en s’injectant de la testostérone, alors qu’ils aggravent leur problème de fertilité », avertit l’andrologue. Un dosage hormonal peut être discuté en présence de fatigue persistante, de troubles de l’humeur ou de l’érection, ou dans le cadre d’une infertilité. […]

Un guide pour accompagner la grossesse et le post-partum © Santé publique France
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Un guide pour accompagner la grossesse et le post-partum

Le document aborde notamment les besoins nutritionnels, les compléments alimentaires, l’alcool, la prévention de la listériose, de la toxoplasmose et du cytomégalovirus, les perturbateurs endocriniens, la prise de poids et le diabète gestationnel. Il traite également de l’allaitement, de la reprise de l’activité physique, des rééducations périnéale et abdominale, de la sexualité et de la santé psychique en période périnatale. Par son format pratique, ce guide peut servir de support d’information lors des consultations et des séances de préparation à la naissance.  Une affiche détachable rassemble les principales recommandations alimentaires et les précautions propres à la grossesse : 

Femme enceinte en Afghanistan
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Afghanistan : les talibans asphyxient la santé maternelle

Des soins toujours plus difficiles d’accès Les restrictions de déplacement imposées aux femmes, les obstacles à la consultation de médecins hommes et les contraintes pesant sur les organisations humanitaires compliquent chaque étape du parcours de soins. Dans les zones rurales, certaines femmes enceintes doivent voyager plusieurs heures avant de trouver une structure encore ouverte. Elles y parviennent parfois dans un état critique, avec une hémorragie, une éclampsie ou une autre complication qui aurait nécessité une prise en charge plus précoce. La relève des sages-femmes compromise En décembre 2024, les talibans ont interdit aux femmes de suivre des formations en soins infirmiers et en maïeutique. Cette décision compromet le renouvellement des soignantes, alors que l’accès des Afghanes aux professionnels de santé masculins est fortement restreint. La pénurie est déjà perceptible. Privées de salaire ou confrontées à la fermeture de leur centre, des sages-femmes quittent leur poste, laissant parfois plusieurs villages sans assistance obstétricale qualifiée. Une situation particulièrement préoccupante dans un pays où les naissances restent nombreuses et les infrastructures hospitalières très limitées. Le recul de l’aide américaine aggrave la crise Les coupes décidées en 2025 dans l’aide américaine ont fragilisé davantage un système déjà exsangue. Selon les Nations unies, plus de 420 établissements de santé ont fermé cette année-là faute de financement, privant trois millions de personnes de soins essentiels. L’UNFPA estime que l’arrêt du soutien américain pourrait entraîner, entre 2025 et 2028, 1 200 décès maternels supplémentaires et 109 000 grossesses non désirées. Restrictions imposées par les talibans, pauvreté, isolement et recul de l’aide internationale se conjuguent ainsi pour éloigner les Afghanes de soins obstétricaux sûrs. Chaque centre fermé et chaque sage-femme contrainte de partir transforment des complications évitables en risques mortels. Source : OpenDemocracy, 23 juillet 2026

Illustration sur les perspectives thérapeutiques contre Alzheimer
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Alzheimer : nouvelles perspectives thérapeutiques

Baptisée «peak 1 Aß », cette forme particulière de protéine a été retrouvée dans les cerveaux de six personnes décédées atteintes d’Alzheimer. Injectée à de jeunes souris prédisposées à la maladie, elle a provoqué l’apparition puis la propagation de dépôts amyloïdes. Elle pourrait donc agir comme un « germe » autour duquel les plaques se forment progressivement. Intervenir avant la formation des plaques Les traitements anti-amyloïdes actuels cherchent principalement à éliminer les dépôts déjà présents. À terme, les chercheurs espèrent pouvoir détecter ce « germe » plus tôt — par l’imagerie ou grâce à des marqueurs sanguins — puis la neutraliser avant qu’elle ne déclenche l’accumulation des plaques. L’équipe travaille déjà à la sélection de molécules capables de déstabiliser « peak 1 Aß ». Mais le chemin reste long : selon le responsable de l’étude, la mise au point puis l’évaluation d’un éventuel traitement pourraient demander une dizaine d’années. Source : Brain communications, 20 juillet 2026.

Illustration d’un appel au SAMU, urgence accouchement
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Renvoyée par la maternité, elle accouche dans sa baignoire

Le 8 juillet, Chloé Dubosq, 33 ans, se rend à la polyclinique du Parc, près de Caen, pour un décollement des membranes. Elle rentre ensuite à la maison pour attendre patiemment l’entrée en travail. Ce ne sera pas long !  Après quelques heures, des contractions régulières la ramènent à la maternité. Mais la sage-femme qui l’examine conclut à une fausse alerte et l’invite à rentrer chez elle. Le lendemain matin, les contractions s’intensifient brutalement. Dans son bain, Chloé comprend qu’il est trop tard pour repartir : « Appelle les pompiers, la tête est là ! » Son conjoint compose le 18 et prononce deux phrases coup sur coup, des mots qu’il n’est pas prêt d’oublier : « Dépêchez-vous, on voit la tête. » Puis, le temps de reprendre son souffle : « Dépêchez-vous, le bébé est né. » Sans assistance médicale, avant l’arrivée des secours, Chloé vient de mettre au monde Camille dans sa baignoire. La petite fille, qui pesait 2,1 kg pour 44 cm, se porte bien. Mais sa mère reste marquée par cette naissance aussi fulgurante que périlleuse : « J’aurais aimé qu’on me prenne au sérieux quand je me suis présentée la veille au soir. »

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Préservatifs non conformes : l’alerte des autorités

La DGCCRF et la Direction générale de la santé ont signalé, le 21 août, une trentaine de références de préservatifs vendues en ligne sans marquage CE ni évaluation de conformité européenne. Les références et lots rappelés peuvent être vérifiés sur le site RappelConso. Par ailleurs, deux références pourtant marquées CE, présentant un risque d’éclatement ou des perforations, ont entraîné le rappel d’environ 260 000 préservatifs.  Les marques citées comprennent Friday Bae, Okamoto, Sagami et My Lubie. Les personnes ayant utilisé un produit concerné sont invitées à effectuer un dépistage des infections sexuellement transmissibles et, en cas de retard de règles, un test de grossesse.

Économiser la réserve ovarienne
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Et si n’avoir ses règles que tous les trois mois permettait de prolonger la fertilité ?

« Économiser » la réserve ovarienne Alors que les spermatozoïdes sont produits en continu à partir de la puberté, les ovocytes proviennent d’un stock constitué avant la naissance, qui diminue progressivement jusqu’à la ménopause. Seule une faible partie parvient à maturité et est libérée lors de l’ovulation. La grande majorité des follicules disparaît naturellement par atrésie, c’est-à-dire qu’ils dégénèrent avant d’atteindre l’ovulation. Hongmei Wang, biologiste à l’Institut de zoologie de l’Académie chinoise des sciences, cherche à déterminer si la réduction du nombre d’ovulations pourrait ralentir l’épuisement de cette réserve. Elle envisage notamment la possibilité d’espacer les cycles afin que les règles ne surviennent que tous les trois mois. Cette piste reste hypothétique. Selon El País, elle n’est pour l’instant explorée que chez la souris, et rien ne démontre qu’espacer les ovulations préserverait la fertilité humaine. Surtout, le vieillissement reproductif ne dépend pas seulement du nombre d’ovocytes : leur qualité diminue également avec l’âge. Le délicat équilibre hormonal L’une des difficultés serait d’inhiber durablement l’ovulation sans réduire parallèlement la production ovarienne d’œstrogènes, qui contribuent notamment au maintien de la santé osseuse et cardiovasculaire. L’enjeu ne consiste donc pas simplement à espacer les règles, mais à prolonger la fenêtre reproductive sans altérer les autres fonctions de l’ovaire ni créer de nouveaux risques pour la santé. La piste des cellules souches L’équipe de Hongmei Wang étudie parallèlement l’utilisation de cellules souches issues du cordon ombilical. Dans une étude clinique non comparative publiée en 2020, 61 patientes souffrant d’insuffisance ovarienne prématurée ont reçu des injections de ces cellules dans les ovaires. Quatre accouchements ont été rapportés. En l’absence de groupe témoin et de randomisation, ces résultats ne permettent cependant pas d’établir l’efficacité du traitement. Ils concernent par ailleurs des patientes atteintes d’insuffisance ovarienne prématurée et ne démontrent pas qu’une telle intervention pourrait ralentir le vieillissement ovarien normal. Une […]