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Mammex : un nouvel outil pour faciliter le recueil du colostrum

Développé par la société Eomaia, Mammex est un dispositif conçu pour accompagner l’expression et le recueil du colostrum, notamment en cas de prématurité, de séparation entre la mère et l’enfant ou de difficulté de mise au sein immédiate. Selon le fabricant, sa forme guide le geste et permet de recueillir directement le colostrum dans un tube stérile, avec l’objectif de limiter les pertes. Commercialisé depuis avril 2026, le dispositif est fabriqué en silicone de grade médical et doit être désinfecté avant usage. Dans le catalogue transmis, il est proposé à 30 € TTC seul ou à 34 € TTC en kit, avec cinq tubes stériles à usage unique, une notice et cinq étiquettes. En savoir plus : www.eomaia.fr

Don de lait : de l’or blanc pour les bébés prématurés © Emmanuel Bernard – Service communication des Hôpitaux La Rochelle-Ré-Aunis
Grand Angle

Don de lait : de l’or blanc pour les bébés prématurés

« Wow, okay, vous avez beaucoup de lait ». Jamais je n’aurais pensé entendre cette phrase. Alors oui, j’avais envie d’allaiter, je m’y suis préparée aussi bien qu’une maman qui attend son premier bébé peut le faire. Mais je m’étais davantage préparée à ce que ça ne fonctionne pas plutôt qu’à ce que ça fonctionne trop. Et me voilà au milieu de la nuit, chambre 310 de la maternité de La Rochelle, mon petit bout d’un peu plus de trois kilos dans les bras, mon compagnon en train de caler le coussin d’allaitement d’un côté du lit, une puéricultrice de l’autre qui m’aide à positionner la bouche de ma fille sur mon sein trop tendu pour elle. Verdict : j’ai bien plus de lait qu’il n’en faut pour Zoé.  « Vous êtes une super candidate pour le lactarium », me sourit la professionnelle. C’est la première fois que j’entends ce mot. « Si vous en avez envie, vous pourrez donner votre lait pour les bébés prématurés », me glisse-t-elle. C’est dit avec douceur, sans injonction. Elle me conseille d’attendre quelques semaines que ma lactation se mette bien en place et se stabilise. Je trouverai alors toutes les informations sur le site Internet de l’hôpital. Et là, ça me frappe. Pour la première fois depuis que je suis entrée dans cette chambre, je réalise qu’il y a un autre monde que ce cocon que j’ai créé avec ma nouvelle famille. Un monde où l’accouchement ne s’est pas déroulé comme prévu, où le bébé est né bien trop tôt, où on craint peut-être même pour sa survie.  En France, 55 000 bébés viennent au monde prématurément chaque année. Cela représente 6,9 % des naissances. Ces bébés-là ne peuvent pas boire de lait en poudre, inadapté à leurs besoins. Le lait maternel est un médicament pour eux.Bien sûr, on encourage leurs mamans à […]

Femme enceinte canicule
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Grossesse et fortes chaleurs : les bons réflexes pour éviter le coup de chaud

Pendant la grossesse, le volume sanguin et le débit cardiaque augmentent afin de répondre aux besoins maternels et fœtaux. Ces adaptations peuvent rendre les fortes chaleurs plus difficiles à supporter. Fatigue, vertiges, maux de tête, jambes lourdes ou chevilles gonflées peuvent être accentués. Les nuits chaudes peuvent également perturber le sommeil et majorer la fatigue. Déshydratation et coup de chaleur L’un des principaux risques immédiats est la déshydratation. Une soif importante, une bouche sèche, des urines rares ou foncées, des vertiges, des maux de tête ou une fatigue inhabituelle doivent alerter. Chez les femmes souffrant de nausées ou de vomissements, la chaleur peut compliquer le maintien d’une hydratation suffisante. La déshydratation peut s’accompagner de contractions utérines, sans annoncer nécessairement le début du travail. Celles-ci ne doivent toutefois pas être banalisées lorsqu’elles deviennent régulières, douloureuses ou persistantes. L’organisme peut ne plus parvenir à évacuer suffisamment la chaleur. Une température corporelle très élevée, une confusion, des troubles du comportement, des convulsions ou une perte de connaissance peuvent évoquer un coup de chaleur. Il s’agit d’une urgence médicale. Des risques obstétricaux observés  Plusieurs études épidémiologiques associent l’exposition à des températures élevées pendant la grossesse à une augmentation du risque de prématurité, de faible poids de naissance et de mortinatalité.Ces résultats décrivent des variations de risque à l’échelle de populations et ne signifient pas qu’une journée de chaleur entraînera nécessairement une complication. Une étude française menée auprès d’environ 21 000 femmes a associé l’exposition à la chaleur pendant certaines périodes des deux premiers trimestres à une diminution moyenne du poids de naissance comprise entre 40 et 200 grammes. Des tendances plus marquées ont été observées dans les environnements peu végétalisés ou socialement défavorisés. Une autre étude, portant sur plus de 12 000 couples mère-enfant, a relevé une association entre une chaleur nocturne élevée de […]

Illustration satirique Trump en médecin spécialiste
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Paracétamol pendant la grossesse : l’effet mesurable d’un discours politique

Une étude fondée sur des données hospitalières américaines a mesuré les conséquences immédiates de cette prise de parole. Dans le mois suivant, les prescriptions de paracétamol aux urgences ont diminué de 16 % chez les femmes enceintes, alors qu’elles sont restées presque stables chez les femmes non enceintes. Elles ont retrouvé leur niveau antérieur environ deux mois et demi plus tard. Les auteurs ont également étudié les prescriptions d’opioïdes, sans mettre en évidence d’évolution corrélée à l’intervention présidentielle. En revanche, ils n’ont pas analysé les prescriptions d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Un éventuel report vers ces médicaments ne peut donc pas être exclu, mais il n’a pas été démontré. Or les AINS exposent à des risques pendant la grossesse. Pris au cours du premier trimestre, ils semblent exposer à des malformations, dont certaines sont graves. En début de grossesse, ils exposent également à des avortements précoces. Aux deuxième et troisième trimestres, ils exposent le fœtus à une fermeture prématurée du canal artériel, à une hypertension artérielle pulmonaire et à une insuffisance rénale. Pour la rédaction de Prescrire, cet épisode illustre la rapidité avec laquelle une communication officielle non étayée par les meilleures données disponibles peut modifier les pratiques et faire perdre à certaines patientes la possibilité de recevoir un médicament de premier choix. La revue souligne également qu’un report vers des AINS, potentiellement dangereux pendant la grossesse, ne peut être écarté. Source : « Désinformation d’État : perte de chance pour les patients », point de vue de la rédaction, revue Prescrire n°512, juin 2026.

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B-Safe  : le « stylo » made in France qui repère les drogues dans votre verre

Ce détecteur électronique réutilisable a été développé pendant trois ans par Mikailou Thiam, 33 ans, ingénieur en électrochimie et directeur technique de la PME Lueur. Originaire du quartier du Clos-des-Roses, à Compiègne, il voit aussi dans son parcours un message adressé aux jeunes des quartiers populaires : « Ça montre que c’est possible. » L’appareil, qui fonctionne avec une pile AAA, pourrait réaliser jusqu’à 5 000 tests. Son prix annoncé, autour de 350 euros, le destine d’abord aux professionnels — bars, discothèques ou établissements festifs — plutôt qu’à un usage individuel. Avant sa commercialisation, le dispositif a notamment fait l’objet d’essais avec des spécialistes de toxicologie à l’hôpital de Garches. Reste désormais à confirmer, en conditions réelles et à grande échelle, ses performances face à la diversité des boissons et des substances.

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La PSPE, nouvelle ressource de référence en santé environnementale périnatale

L’ambition de la PSPE est de mettre à disposition des repères fiables, pratiques et faciles d’usage, fondés sur les données scientifiques les plus récentes, notamment les recommandations de pratique clinique du CNSF. Le site couvre plusieurs champs majeurs de la santé environnementale : polluants de l’air intérieur, substances chimiques des produits du quotidien, accidents domestiques, écrans, ondes, expositions professionnelles. Les contenus sont organisés à la fois par thématiques et par périodes clés — préconception, grossesse, 0-2 ans — afin de permettre un usage rapide en consultation ou sur le terrain. La plateforme permet aussi l’envoi de contenus synthétiques aux parents par courriel, se veut adaptée aux usages mobiles et s’inscrit dans une démarche d’éco-conception. Pour les professionnels de première ligne, elle se présente comme un outil concret pour hiérarchiser les messages de prévention, répondre plus précisément aux questions des familles et transmettre des informations claires, cohérentes et directement mobilisables. La plateforme PSPE est basée sur les dernières données de la recherche scientifique. Elle s’appuie sur un groupe de travail regroupant des experts et des représentants des différentes sociétés savantes des professionnels de la périnatalité. www.pspe.fr

Rapport tour de taille-taille
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Obésité abdominale : des symptômes de la ménopause plus fréquents et plus sévères

Les chercheurs se sont appuyés sur les données de plus de 1 100 femmes participant à la Study of Women’s Health Across the Nation (SWAN), une vaste étude américaine consacrée à la transition ménopausique. L’obésité abdominale a été définie à partir du rapport entre le tour de taille et la taille. Plutôt que d’étudier chaque manifestation séparément, les chercheurs ont eu recours à une analyse « en réseau », afin d’éclairer les relations entre les différents symptômes. Sueurs nocturnes, bouffées de chaleur et vertiges Les femmes présentant une obésité abdominale rapportaient globalement davantage de symptômes, ainsi qu’une intensité plus élevée. Les différences les plus marquées concernaient les vertiges, les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes. Les troubles du sommeil et les palpitations étaient également signalés plus fréquemment.  La relation entre les différents symptômes différait également selon la présence ou non d’une obésité abdominale. Chez les femmes concernées, les oublis, l’irritabilité et les sueurs nocturnes occupaient les positions centrales.Ces résultats suggèrent que l’obésité abdominale serait associée non seulement à des symptômes plus importants, mais aussi à des relations différentes entre ceux-ci. Un indicateur simple à intégrer à l’évaluation Les auteurs proposent d’utiliser le rapport tour de taille-taille comme un outil simple pour repérer les femmes susceptibles de présenter un ensemble de symptômes plus sévères et interdépendants. Une telle évaluation pourrait aider à orienter la prise en charge vers des interventions ciblant conjointement plusieurs symptômes plutôt que vers leur traitement isolé. Ces résultats observationnels ne permettent pas de conclure que l’obésité abdominale provoque directement une aggravation des symptômes. Ils soulignent néanmoins l’intérêt d’informer sur la prévention de la prise de poids abdominale au cours de la transition ménopausique. Source : The Menopause Society, « Abdominal Obesity May Lead to More Severe Menopause Symptoms », 6 mai 2026.More Severe Menopause Symptoms, 6 mai 2026

u patch
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UPatch : un patch d’échographie portable pour surveiller la grossesse

Des essais menés sur 62 grossesses Le système repose sur un logiciel de segmentation d’images capable de repérer et de suivre automatiquement les vaisseaux ciblés malgré les mouvements maternels et fœtaux. Sa première évaluation clinique a porté sur 62 grossesses. Les mesures obtenues ont montré une bonne concordance avec celles d’un échographe clinique portable. Des données de surveillance continue ont ensuite été recueillies auprès de 52 femmes présentant notamment une grossesse sans complication, un diabète gestationnel, une prééclampsie, une hypertension ou une anomalie de la croissance fœtale. Une échographie prolongée et automatisée Pour la Pre Antoniya Georgieva, qui a participé à l’étude, cette technologie permettrait de surveiller le bien-être fœtal « de façon continue et non invasive ». Mariana Tome estime, quant à elle, qu’elle pourrait aider les femmes à se sentir « plus en sécurité, plus rassurées et mieux accompagnées », tout en limitant certains déplacements et examens répétés. L’intérêt pourrait également être important dans les territoires où les professionnels formés et les équipements spécialisés sont peu accessibles. Le Dr Tom Park évoque ainsi un usage potentiel « dans les déserts médicaux et les environnements à faibles ressources ». Un prototype encore filaire Ces résultats restent toutefois préliminaires. L’UPatch est encore un prototype filaire, dont le positionnement initial nécessite une échographie conventionnelle. Des études menées sur des cohortes plus importantes et plus diversifiées seront indispensables avant d’envisager son utilisation courante. À terme, la miniaturisation de l’électronique pourrait permettre la conception d’un dispositif sans fil, utilisable à l’hôpital puis, éventuellement, à domicile. Source : Nature biotechnology, Fetal monitoring for high-risk pregnancies using a wearable ultrasound patch 26 mai 2026

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Infertilité primaire : une ménopause légèrement plus précoce

Dans l’ensemble, les femmes ayant connu une infertilité primaire ont atteint la ménopause environ un an plus tôt que celles sans antécédent d’infertilité. L’analyse met plus particulièrement en évidence un risque accru de ménopause précoce — avant 45 ans — chez les femmes présentant une infertilité inexpliquée ou des antécédents d’endométriose. En revanche, aucune association n’a été observée avec la ménopause prématurée, définie par sa survenue avant 40 ans. Ces résultats ne permettent pas d’affirmer que l’infertilité provoque une ménopause plus précoce. La relation de causalité n’est pas établie, infertilité et diminution anticipée de la fonction ovarienne pouvant partager certains déterminants génétiques, hormonaux, environnementaux ou liés au mode de vie. L’enjeu est néanmoins clinique. Une ménopause précoce est associée à un risque accru, à long terme, de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose et de troubles neurocognitifs. Selon les auteurs, les femmes ayant connu une infertilité primaire pourraient donc bénéficier d’une information spécifique sur ce risque et d’une évaluation médicale en cas d’arrêt nouveau ou inhabituel des menstruations. Pour la Dre Stephanie Faubion, directrice médicale de The Menopause Society, cette vigilance permettrait de repérer plus tôt l’entrée en ménopause et, lorsque cela est indiqué, de discuter d’une prise en charge hormonale adaptée.

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Santé sexuelle et gynécologique des femmes en addictologie : le rôle de la sage-femme

Même si elles consomment globalement moins de substances psychoactives que les hommes, les femmes peuvent développer plus rapidement certaines complications. Le tabac affecte notamment la fertilité et les cycles menstruels. L’alcool expose davantage aux maladies hépatiques, à l’ostéoporose ou au cancer du sein. Les consommations peuvent également perturber les règles et favoriser les rapports non protégés, les grossesses non planifiées et les violences. Pour ne rien arranger, la précarité, les traumatismes et la peur du jugement compliquent l’accès aux soins.  L’hypothèse des chercheuses était que le suivi gynécologique des femmes en situation d’addiction est insuffisant au regard des recommandations de la HAS. Restait à le démontrer.  55 patientes passées à la loupe L’étude, observationnelle, descriptive et rétrospective, portait sur 55 femmes majeures ayant rencontré la sage-femme du CSAPA entre le 1er septembre 2023 et le 1er septembre 2024. Les dossiers ont été analysés afin de recueillir des informations sur leurs conditions de vie, leurs consommations, leur contraception, leurs dépistages et leurs antécédents gynécologiques et obstétricaux. Des besoins importants Les participantes avaient en moyenne 36 ans et 31 % vivaient dans une situation de précarité. La principale substance consommée était l’alcool, pour 38 % des femmes, devant la cocaïne — 20 % —, le cannabis — 16 % — et les opiacés — 9 %. Près de la moitié, soit 47 %, n’avaient jamais eu de suivi gynécologique ou n’avaient pas consulté depuis plus de cinq ans. Parmi les femmes en âge de procréer, 42 % n’utilisaient aucune contraception. Au total, 67 % des participantes avaient déjà été enceintes. Parmi elles, 58 % avaient eu recours au moins une fois à une IVG et 24 % avaient connu au moins une fausse couche. La moitié seulement des femmes étaient à jour du dépistage du cancer du col de l’utérus. Parmi celles interrogées sur les violences, 77 % déclaraient avoir subi des violences sexuelles, […]