Illustration d’un appel au SAMU, urgence accouchement
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Renvoyée par la maternité, elle accouche dans sa baignoire

Le 8 juillet, Chloé Dubosq, 33 ans, se rend à la polyclinique du Parc, près de Caen, pour un décollement des membranes. Elle rentre ensuite à la maison pour attendre patiemment l’entrée en travail. Ce ne sera pas long !  Après quelques heures, des contractions régulières la ramènent à la maternité. Mais la sage-femme qui l’examine conclut à une fausse alerte et l’invite à rentrer chez elle. Le lendemain matin, les contractions s’intensifient brutalement. Dans son bain, Chloé comprend qu’il est trop tard pour repartir : « Appelle les pompiers, la tête est là ! » Son conjoint compose le 18 et prononce deux phrases coup sur coup, des mots qu’il n’est pas prêt d’oublier : « Dépêchez-vous, on voit la tête. » Puis, le temps de reprendre son souffle : « Dépêchez-vous, le bébé est né. » Sans assistance médicale, avant l’arrivée des secours, Chloé vient de mettre au monde Camille dans sa baignoire. La petite fille, qui pesait 2,1 kg pour 44 cm, se porte bien. Mais sa mère reste marquée par cette naissance aussi fulgurante que périlleuse : « J’aurais aimé qu’on me prenne au sérieux quand je me suis présentée la veille au soir. »

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Préservatifs non conformes : l’alerte des autorités

La DGCCRF et la Direction générale de la santé ont signalé, le 21 août, une trentaine de références de préservatifs vendues en ligne sans marquage CE ni évaluation de conformité européenne. Les références et lots rappelés peuvent être vérifiés sur le site RappelConso. Par ailleurs, deux références pourtant marquées CE, présentant un risque d’éclatement ou des perforations, ont entraîné le rappel d’environ 260 000 préservatifs.  Les marques citées comprennent Friday Bae, Okamoto, Sagami et My Lubie. Les personnes ayant utilisé un produit concerné sont invitées à effectuer un dépistage des infections sexuellement transmissibles et, en cas de retard de règles, un test de grossesse.

Économiser la réserve ovarienne
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Et si n’avoir ses règles que tous les trois mois permettait de prolonger la fertilité ?

« Économiser » la réserve ovarienne Alors que les spermatozoïdes sont produits en continu à partir de la puberté, les ovocytes proviennent d’un stock constitué avant la naissance, qui diminue progressivement jusqu’à la ménopause. Seule une faible partie parvient à maturité et est libérée lors de l’ovulation. La grande majorité des follicules disparaît naturellement par atrésie, c’est-à-dire qu’ils dégénèrent avant d’atteindre l’ovulation. Hongmei Wang, biologiste à l’Institut de zoologie de l’Académie chinoise des sciences, cherche à déterminer si la réduction du nombre d’ovulations pourrait ralentir l’épuisement de cette réserve. Elle envisage notamment la possibilité d’espacer les cycles afin que les règles ne surviennent que tous les trois mois. Cette piste reste hypothétique. Selon El País, elle n’est pour l’instant explorée que chez la souris, et rien ne démontre qu’espacer les ovulations préserverait la fertilité humaine. Surtout, le vieillissement reproductif ne dépend pas seulement du nombre d’ovocytes : leur qualité diminue également avec l’âge. Le délicat équilibre hormonal L’une des difficultés serait d’inhiber durablement l’ovulation sans réduire parallèlement la production ovarienne d’œstrogènes, qui contribuent notamment au maintien de la santé osseuse et cardiovasculaire. L’enjeu ne consiste donc pas simplement à espacer les règles, mais à prolonger la fenêtre reproductive sans altérer les autres fonctions de l’ovaire ni créer de nouveaux risques pour la santé. La piste des cellules souches L’équipe de Hongmei Wang étudie parallèlement l’utilisation de cellules souches issues du cordon ombilical. Dans une étude clinique non comparative publiée en 2020, 61 patientes souffrant d’insuffisance ovarienne prématurée ont reçu des injections de ces cellules dans les ovaires. Quatre accouchements ont été rapportés. En l’absence de groupe témoin et de randomisation, ces résultats ne permettent cependant pas d’établir l’efficacité du traitement. Ils concernent par ailleurs des patientes atteintes d’insuffisance ovarienne prématurée et ne démontrent pas qu’une telle intervention pourrait ralentir le vieillissement ovarien normal. Une […]

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Mortalité infantile : l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) appelle à redonner la priorité à la périnatalité

Une hausse portée par la mortalité néonatale En 2024, 2 709 enfants sont décédés avant leur premier anniversaire, soit un décès pour 250 naissances vivantes. La hausse observée depuis 2011 s’explique exclusivement par celle de la mortalité néonatale, entre la naissance et le 27e jour, tandis que la mortalité post-néonatale est restée stable. Troisième dans l’Union européenne entre 1996 et 2000, la France occupe le 23e rang depuis 2022. Si elle avait atteint la moyenne européenne de 3,3 ‰ en 2024, 529 décès de moins auraient été enregistrés, calcule l’Igas. Des facteurs démographiques, sanitaires et sociaux Le rapport attribue un rôle prédominant aux facteurs populationnels favorisant notamment la grande et l’extrême prématurité, responsables de l’essentiel de la mortalité néonatale. Il cite l’élévation de l’âge maternel, les grossesses multiples, le surpoids, l’obésité et certaines complications maternelles. La précarité et les difficultés d’accès à la prévention et aux soins aggravent également les risques. Entre 2004 et 2022, le taux moyen variait de 2,2 ‰ chez les enfants de femmes cadres à 5,1 ‰ lorsque les mères étaient inactives ou de catégorie sociale inconnue. Les inégalités territoriales sont particulièrement marquées dans les outre-mer et en Île-de-France. Pas de modèle unique pour les maternités L’Igas ne met pas en évidence de lien direct entre les restructurations des maternités et la hausse de la mortalité infantile. Les comparaisons internationales ne permettent pas non plus de dégager un modèle territorial optimal. Un relèvement du seuil minimal d’activité, fixé à 300 accouchements annuels, ne constituerait donc pas à lui seul une réponse adaptée. Les décisions de maintien ou de fermeture devraient reposer sur la sécurité sanitaire et sur un diagnostic partagé des besoins locaux. Agir sur l’ensemble du parcours L’Igas recommande d’améliorer la prévention et le repérage des grossesses à risque, puis de renforcer la prise en […]

Illustration sur la gestation pour autrui
Point juridique

Gestation pour autrui : l’interdiction française de principe et la nécessaire adaptation du droit à la réalité

Cependant, les autorités judiciaires font face à des demandes de reconnaissance d’enfants nés de GPA à l’étranger, qu’elles ont refusées pendant de nombreuses années, avant d’ouvrir des possibilités, notamment suite à l’affaire Mennesson et à la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2016.  Les arrêts rendus par l’assemblée plénière de la Cour de cassation le 3 juillet 2026 marquent une nouvelle étape importante dans le traitement juridique des situations des enfants nés d’une GPA à l’étranger. La Cour de cassation (la plus haute juridiction française, qui lorsqu’elle est en assemblée plénière, se prononce sur les grands principes du droit français) réaffirme avec force que la GPA demeure contraire à un principe essentiel du droit français, mais refuse d’en déduire qu’une décision étrangère établissant la filiation d’un enfant doit, par principe, être privée d’effet en France. La CEDH en 2016 avait condamné la France, non pas parce qu’elle interdisait la GPA, mais parce le système juridique français ne respectait pas l’intérêt supérieur de l’enfant et son droit à la vie privée (notamment son identité personnelle, dont la filiation est un des piliers) en ne prévoyant pas de mécanisme effectif et rapide de transcription de sa filiation à l’Etat civil français.  Les décisions du 3 juillet 2026 viennent confirmer cette interdiction de la GPA en France comme un grand principe de droit, mais apportent des précisions sur la reconnaissance des enfants issus de GPA à l’étranger. Ces décisions concernent un couple d’hommes français, installé au Canada (où la gestation pour autrui est légalement autorisée) : ayant eu recours à deux GPA, dont sont nés trois enfants, ils ont demandé que la filiation déjà obtenue au Canada soit aussi reconnue en France. L’interdiction de la GPA en France : d’un refus absolu à une ouverture progressive L’interdiction de […]

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Mammographie : révéler l’invisible

La mammographie conventionnelle repose principalement sur l’absorption des rayons X par les tissus.Problème : dans les seins dits « denses », les fibres saines et les tumeurs apparaissent toutes deux en blanc sur les clichés standards, ce qui complique leur distinction. Cette nouvelle technologie, issue des laboratoires du CNRS, pourrait être la solution. Créée en novembre 2023, Letsee Imaging adapte à la mammographie la méthode de Hartmann, issue de l’optique astronomique. Son système analyse l’absorption, mais aussi la déviation des rayons dans deux directions et leur phase. À l’arrivée, c’est quatre fois plus d’informations disponibles que lors d’un examen classique. Cette technologie, si elle tient ses promesses et franchit les étapes réglementaires, pourrait transformer radicalement le pronostic vital de milliers de femmes. La start-up envisage une commercialisation entre 2031 et 2032, calendrier qui demeure prévisionnel. Source : Cnrs Innovation, 21 juillet 2026

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Doctogouine, sage-femme et militante pour les droits LGBTQ+

Pourquoi sage-femme ?  J’ai voulu être sage-femme avant tout pour m’occuper des femmes. Même si je suis très heureuse de m’occuper des bébés également. En parallèle de mes études, j’ai commencé à militer dans des associations féministes. A ce moment-là j’avais vraiment la sensation qu’avoir choisi ce travail était une évidence. Où travaillez-vous ?  Après mes études, je suis partie travailler à Paris, dans une maternité de niveau 1, pendant un an. Ensuite, j’ai choisi de travailler dans une maternité de niveau 3, puis j’ai finalement décidé de revenir dans ma maternité de niveau 1. Depuis septembre 2025 je suis quasiment à mi-temps à l’hôpital et à mi-temps en activité libérale dans un cabinet. Pourquoi le niveau 1 ? J’aime beaucoup la physiologie et la prise en charge en maternité de niveau 1 n’est pas la même. La différence se voit sur des micro-détails : par exemple, là où je travaille les monitorings sont sans fil donc la personne a juste deux capteurs sur le ventre et les péridurales sont déambulatoires donc elle peut marcher. Elle peut accoucher accroupie si elle a envie, elle peut accoucher à quatre pattes si elle a envie. Il y a un vrai respect de la naissance que je n’ai pas trouvé en niveau 3. Pourquoi avoir lancé Doctogouine ?  J’ai passé quelques diplômes universitaires dont un qui s’appelle diplôme universitaire de santé sexuelle pour tous. Il aborde la santé sexuelle sous un autre prisme que le prisme cisgenre, hétérosexuel, blanc, valide, etc. C’était très intéressant, mais le cours sur la santé sexuelle lesbienne durait vingt minutes, alors que tous les autres cours duraient une heure. Suite à ce diplôme universitaire, j’ai eu envie d’écrire un « zine » sur le sujet. Pour le diffuser j’ai créé le compte instagram Doctogouine. Et depuis c’est devenu une plate-forme où je peux partager des informations à […]

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Désogestrel et étonogestrel : à la demande de l’Agence européenne du médicament (Esa), les notices intègrent désormais le risque de méningiome

Selon l’ANSM, l’utilisation en cours et prolongée — pendant au moins un an — de ces contraceptifs est associée à une très faible augmentation du risque de méningiome, tumeur généralement non cancéreuse des membranes entourant le cerveau. Pour le désogestrel, le sur-risque est estimé à un cas supplémentaire pour 67 300 utilisatrices. Les médicaments contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel sont contre-indiqués en cas de méningiome actuel ou passé. Les professionnels doivent être attentifs aux signes évocateurs : troubles visuels, baisse de l’audition ou acouphènes, perte de l’odorat, aggravation des céphalées, troubles de la mémoire, convulsions ou faiblesse des bras ou des jambes. L’ANSM annonce enfin l’envoi, à partir de septembre, de courriers d’information aux patientes et aux prescripteurs concernés.

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Maisons de naissance : la HAS propose un cadre provisoire minimal

La HAS indique ne pas avoir reçu les bilans d’évaluation prévus par l’arrêté du 9 décembre 2016. Les données transmises par la DGOS entre 2023 et 2024 étaient, selon elle, « parcellaires et inexploitables ». Elle juge également insuffisant le niveau de preuve des études disponibles, qu’elle décrit comme observationnelles, rétrospectives, menées sur des échantillons peu représentatifs et pendant des durées limitées. Faute de pouvoir formuler de nouvelles recommandations, l’institution rassemble des critères issus de quatre travaux antérieurs : le cahier des charges de 2014 et trois recommandations consacrées au suivi des grossesses à risque, à l’accompagnement de l’accouchement normal et à la sortie précoce de maternité. Intitulé « Positionnement de la HAS à la suite de la demande d’élaboration de critères d’éligibilité pour la prise en charge des femmes enceintes en maison de naissance », le document est disponible ici. Ce document ne constitue pas une recommandation de bonne pratique. Il fixe un cadre post-expérimental « a minima ». La HAS insiste sur la nécessité de disposer de bilans complets et exploitables pour établir, à terme, des critères d’éligibilité et de transfert fondés sur des données probantes.