Actus

Ce qu’il en coûte d’être mariée à un incorrigible farceur !

Aux États-Unis, la mésaventure de Kate Mulford a fait le tour du web. À trois semaines du terme, son mari Taylor, inspiré par son ventre très rond, y a dessiné au feutre un visage bleu « absolument ridicule », au grand amusement de leurs enfants. Mais la plaisanterie a pris une tournure inattendue quand les premières contractions ont commencé… Alors que le couple imaginait que cette grimace improvisée disparaîtrait bien avant la naissance, Kate a finalement accouché cette nuit-là, avec ce grand visage bleu qui ne voulait pas partir, toujours bien visible sur le ventre. De quoi provoquer l’hilarité de tout le personnel de la maternité !  La jeune mère raconte que les infirmières ont beaucoup ri en découvrant ce « tatouage » improvisé et son histoire. Le bébé, lui, est arrivé avant que l’œuvre paternelle ne s’efface : il aura encore fallu près d’une semaine après la naissance pour que le dessin disparaisse complètement.

Image : capture d'écran de la Campagne de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants (2023). Pour signaler les violences sexuelles faites aux enfants : composez le 119.
Actus

Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices

2025 : Les Nations unies s’en mêlent En mai 2025, le Comité contre la torture de l’Organisation des Nations unis (ONU) rend ses observations sur la France. Le rapport Inceste paternel et torture institutionnelle en France porté par Incesticide France et trois co-auteurs, a été entendu. Verdict : la torture infligée aux enfants victimes d’inceste paternel et à leur mère protectrice est officiellement reconnue. L’instance onusienne dénonce le placement d’enfants chez leur père agresseur présumé et la pénalisation des mères qui tentent de les protéger. 2026 : Commission d’enquête de l’Assemblée nationale  La gorge nouée par l’émotion, Sihem Ghars, présidente du collectif Incesticide, égrène les défaillances institutionnelles et juridiques dans le traitement de l’inceste parental : « J’ai cru que le policier allait faire son travail, il ne l’a pas fait.J’ai cru que le juge allait faire son travail, il ne l’a pas fait. J’ai cru, comme beaucoup d’ailleurs, que les enquêteurs sociaux feraient leur travail, ils ne l’ont pas fait. J’ai cru que les experts psychologues allaient faire leur travail, ils ne l’ont pas fait. J’ai cru que l’expertise médicopsychiatrique allait faire son travail, elle ne l’a pas fait. J’ai cru que mon avocat allait faire le travail, il ne l’a pas fait. J’ai cru que les associations allaient faire leur travail, elles ne l’ont pas fait. J’ai cru que les fondations allaient le faire, elles ne l’ont pas fait. J’ai cru à la Ciivise, j’ai cru au Comité contre la torture des Nations unies et maintenant je crois en vous, Messieurs les députés et je continue de croire, car le désespoir est l’ennemi de la justice. »  La Commission a besoin de témoignages et en appelle aux victimes et témoins, qui voudraient recommander des personnes à auditionner ou signaler des dysfonctionnements . Les formulaires sont là (date limite, 15 mai 2026) Témoignage de Sihem […]

Actus

Nuit de panique à l’hôpital d’Oxford (Royaume-Uni)

Selon le témoignage de Jordan et Matthew Gray, la naissance de leur quatrième enfant prend un tour inattendu après le remplacement de la première sage-femme. La professionnelle arrivée en renfort semble peu expérimentée et s’inquiète des variations du rythme cardiaque fœtal. Elle instille un climat d’angoisse délétère dans la salle de naissance. Alors que l’accouchement est imminent, prise de panique, la sage-femme se volatilise purement et simplement. Matt Gray, ancien ambulancier, affirme avoir accompagné seul la naissance de sa fille et dégagé le cordon enroulé autour de son cou,  avant l’arrivée d’autres soignants. Saisi d’une plainte du couple, l’Oxford University Hospitals Trust a présenté ses excuses et ouvert une enquête.

Actus

Hantavirus : un cas confirmé et 22 contacts suivis en France

Un risque évalué comme faible pour la population générale Selon le point de situation gouvernemental modifié le 21 mai 2026, une passagère a été testée positive et 22 personnes contacts ont été identifiées et sont suivies. Selon les autorités, « le risque global pour la santé publique demeure faible » et modéré pour les croisiéristes. Les hantavirus se transmettent à l’homme par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés. La souche Andes se distingue par la possibilité d’une transmission interhumaine. Ni traitement spécifique ni vaccin Il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale contre l’hantavirus. La ministre de la Santé a précisé, le 11 mai 2026, que la France est prête à faire face à la situation « en termes de masques, en termes de tests PCR notamment, en termes aussi de médicaments ».  Source : www.info.gouv.fr, 21 mai 2026

Actus

L’ANSFL lance « Assistance Sages-Femmes » pour soutenir les libérales

Compréhension des appels de cotisations, gestion et comptabilité, évaluation de la rentabilité du cabinet, choix entre association et collaboration, organisation administrative ou difficultés rencontrées avec une collègue ou une patiente, etc. : le dispositif entend apporter un soutien aux sages-femmes confrontées aux multiples enjeux de l’exercice libéral. L’ANSFL précise que son nouveau service n’a pas vocation à remplacer les outils ou les accompagnements déjà proposés par les organisations existantes, notamment les syndicats, le CNOSF ou les associations spécialisées. Il doit permettre de conseiller les sages-femmes et de les orienter vers les structures compétentes selon les situations rencontrées. Assistance Sages-Femmes est un service gratuit, exclusivement réservé aux adhérentes et adhérents de -l’ANSFL à jour de leur cotisation.

Actus

Le SOPK devient le SMOP : un nouveau nom pour mieux refléter la complexité de la maladie

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », affirmait Nicolas Boileau.  Longtemps appelé syndrome des ovaires polykystiques, le trouble était associé, jusque dans son nom, à l’idée de « kystes » ovariens. Or cette représentation est inexacte : les personnes concernées ne présentent pas une augmentation des kystes pathologiques sur les ovaires. Si une morphologie ovarienne particulière peut être observée, elle correspond notamment à la présence de follicules immatures dont le développement est inachevé et non de kystes. Cette confusion n’est pas anodine. Selon l’article publié dans The Lancet, l’ancienne appellation masquait la diversité des manifestations endocriniennes et métaboliques de la maladie, tout en contribuant aux retards diagnostiques, à la fragmentation des soins et à la stigmatisation. Le nouveau nom, SMOP, abandonne donc la référence aux « kystes » pour mettre en avant trois dimensions centrales du syndrome : son caractère métabolique, ovarien et polyendocrinien Bien plus qu’un trouble ovarien Le changement de nom traduit une évolution de la compréhension scientifique de la maladie. Le SOPK, désormais SMOP, ne peut plus être considéré comme un trouble limité aux ovaires ou à la fertilité. Il est associé à des perturbations hormonales impliquant notamment les androgènes, l’insuline, les hormones ovariennes et certains mécanismes neuroendocriniens. Sur le plan gynécologique et reproductif, le syndrome peut se manifester par des cycles menstruels irréguliers ou une absence de règles, des troubles de l’ovulation, une infertilité ou des complications de grossesse. Une hyperandrogénie peut également entraîner une hyperpilosité, de l’acné ou une alopécie. Mais le syndrome comporte aussi une dimension métabolique importante : l’insulinorésistance, le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires, les apnées du sommeil et la stéatohépatite métabolique. Des répercussions psychologiques sont également rapportées, notamment une anxiété, une dépression, une altération de la qualité de vie ou des troubles du comportement alimentaire. Une […]

Point juridique

Règles relatives aux locaux du cabinet libéral : les points essentiels à surveiller

L’ancien article R4127-309 du Code de la Santé publique, abrogé par le décret du 30 décembre 2025, disposait :  « La sage-femme doit disposer au lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable et de moyens techniques suffisants. En aucun cas, la sage-femme ne doit exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la sécurité et la qualité des soins et des actes médicaux. »  Cet article ayant été supprimé lors de la dernière réforme du code de déontologie des sages-femmes (voir Profession Sage-Femme n°318, page 42) la notion d’« installation convenable » n’a pas été reprise dans un article autonome. Elle demeure pourtant présente au nouvel article R4127-308 du Code de la Santé publique, qui interdit à la sage-femme d’effectuer des actes ou prescriptions excédant ses connaissances, compétences ou les moyens dont elle dispose. C’est sur cette idée de sécurité des soins que sont fondées les règles applicables aux locaux pour l’exercice professionnel des sages-femmes libérales.  La garantie du respect du secret professionnel  L’article R4127-304 du Code de la Santé publiquedispose :« Le secret professionnel institué dans l’intérêt des patients s’impose à toute sage-femme dans les conditions établies par la loi. » Il est donc recommandé d’avoir une salle de consultation et une salle d’attente bien séparées et bien isolées. Il ne doit pas être possible pour quelqu’un qui se trouve en salle d’attente d’entendre ce qui se dit dans la salle de consultation.  Cette règle s’applique à toutes les professions de santé (et même aux avocats), afin de garantir la confidentialité des échanges et l’intimité des patientes.  Le respect des normes d’hygiène  Lors de l’installation en libéral et du choix du local, la sage-femme doit veiller à ce que celui–ci dispose de toilettes et d’un point d’eau, dédiés au local professionnel. Ces équipements ne peuvent être partagés avec un domicile par exemple.  La sage-femme doit […]

Grand Angle

Que deviennent les maternités après leur fermeture ? L’exemple du CPP de Falaise.

« Au CPP, on fait TOUT, sauf l’accouchement ! »… s’exclame Élisabeth Onnée, sage-femme du Réseau de périnatalité de Normandie (RPN) et membre de la dream team des cinq sages-femmes du CPP de Falaise, ville du Calvados de 7 680 habitants. L’avantage d’un CPP ? Tout est sur place ! C’est une chance pour les patientes, à une époque où de plus en plus de maternités leur demandent d’aller se débrouiller ailleurs pour l’entretien prénatal, le projet et la préparation à la naissance… La maïeuticienne se souvient du coup dur lorsque sa maternité a fermé, il y a onze ans, le 30 septembre 2015 : « On s’est dit qu’il resterait derrière un service de consultation, mais on n’avait aucune visibilité sur sa pérennité, c’était violent. Malgré la mobilisation de la population et des professionnels de santé, on ne nous a même pas donné six mois pour laisser accoucher nos patientes qui étaient au milieu de leur grossesse. Du jour au lendemain, c’était fini. » Mais désormais, quand une maternité devient un CPP, elle suit un cahier des charges précis, établi par les ARS en 2023.  « Tout le monde est choyé, vraiment ! » Témoignage de Sarah, 37 ans, patiente du CPP Sarah est la maman d’un petit Noah de deux mois et d’une grande Théa de 2 ans et demi : « J’ai été suivie au CPP et j’ai accouché de mes deux enfants à la maternité d’Argentan. Ce qui est chouette, c’est qu’une partie de l’équipe de Falaise est aussi à Argentan. Dans nos entourages, on fait une grosse promo du CPP comme de la maternité, parce qu’on s’y est vraiment sentis bien à chaque fois, avec mon partenaire. Je me suis posé plein de questions avec l’arrivée du deuxième… Pour l’ainée, ce n’est pas évident d’accueillir un petit frère. J’étais très contente de savoir que j’allais bénéficier d’écoute à ce sujet, […]

Pratiques

Grimper enceinte : pour un nouveau regard 

Nefis Okan ne s’est pas posé beaucoup de questions. Monitrice d’escalade à Clermont-Ferrand, elle grimpe depuis ses 28 ans et n’avait aucune intention de s’arrêter au début de sa grossesse dix ans plus tard. « J’étais à l’écoute de mon intuition. J’avais peu de copines grimpeuses autour de moi pour me conseiller, alors je m’écoutais, j’essayais de ne pas me laisser influencer. » Elle adapte ses séances, la difficulté et l’intensité au fil des trimestres. Au septième mois, elle se souvient être encore encordée sur la falaise. L’arrêt s’est fait naturellement : « Il faisait chaud, le baudrier n’était plus confortable, le ventre grossissait. C’est ça qui m’a décidée, pas un médecin. » D’un sport déconseillé à une activité recommandée Les femmes avec qui nous avons échangé rapportent la même chose : leurs soignants ne connaissent pas l’escalade. Certains appliquent des restrictions génériques sans tenir compte du niveau de pratique. Des grimpeuses ont essuyé un non catégorique dès la première consultation. Un réflexe que les professionnels de santé spécialisés dans le sport décrivent comme un héritage tenace : pendant des décennies, on a proscrit le sport aux femmes enceintes. Désormais, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande 150 à 180 minutes hebdomadaires d’activité physique pendant la grossesse. Au sein du corps médical s’opère un changement. « J’ai dirigé beaucoup de mémoires de sages-femmes sur le sport-santé. Il y a un engouement à ce sujet », se réjouit Carole Maître, gynécologue et médecin du sport à l’Insep, ainsi que co–auteure du guide ministériel Sport de haut niveau et maternité. « Je travaille sur le sport et les spécificités féminines depuis plus d’une vingtaine d’années, j’ai bien perçu le changement, c’est formidable. » “ J’ai dirigé beaucoup de mémoires de sages-femmes sur le sport-santé. Il y a un engouement à ce sujet “ Carole Maître, gynécologue et médecin du sport à l’Insep  L’escalade : […]

Portrait

Éloïse Lequet : « En devenant sage-femme, on découvre la vulnérabilité des femmes, mais surtout leur force  »

Sage-femme, était-ce une vocation ? Pas vraiment. J’ai toujours été passionnée par la périnatalité, la grossesse, l’accouchement, les bébés… Mais quand j’étais petite, ce que je voulais, c’était être juge des enfants, ou avocate. Le problème, c’était que je ne voulais défendre que les « gentils », pas les « méchants ». On m’a expliqué qu’une avocate ne défend pas que les victimes, mais aussi les coupables. Ma carrière au barreau s’est arrêtée là. « Quand j’étais petite, ce que je voulais, c’est être juge des enfants, ou avocate » Parmi les bébés que vous mettez au monde, certains deviendront peut-être de grands criminels… Ah ah, c’est sûr. Mais l’avantage, c’est qu’on ne le sait pas encore ! Ils viennent au monde sans casier judiciaire… Pour conclure sur le droit, ça m’aurait sans doute plu, notamment ce qui touche aux violences faites aux femmes ou à la défense des enfants. Ce sont des sujets que l’on retrouve dans nos vies de sages-femmes, particulièrement en PMI.  Pour ma part, c’est seulement au moment de choisir mon orientation — l’année de ParcourSup — que j’ai choisi de devenir sage-femme. Je me suis renseignée comme j’ai pu et j’ai été séduite. Je n’imaginais même pas y trouver une telle richesse. Dans mon livre, je raconte ce moment où l’on doit choisir alors qu’on ne sait pas encore très bien ce qu’il y a derrière les intitulés de formation. C’est pour cela que je l’ai écrit : donner de la visibilité aux étudiants, un aperçu réaliste, sans filtre, de ce que sont les études et le métier. Vous avez été diplômée en juin 2025 ? Oui, le 20 juin 2025. Et j’ai pris mon poste le 1er juillet, au CHU Amiens-Picardie. Amiens est la ville où j’ai fait mes études. J’avais signé un contrat d’allocation d’études (CAE) avec eux.Le principe, c’est que l’établissement […]