Endométriose : un nouveau test de cinq minutes pour réduire l’errance diagnostique.
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Endométriose : un nouveau test de cinq minutes pour réduire l’errance diagnostique.

Le Safe score : un outil simple en cinq minutes  Destiné aux adolescentes et jeunes femmes et réalisable en environ cinq minutes, il repose sur six questions ciblées : – présence de douleurs pelviennes fréquentes – recours à une consultation médicale pour ces douleurs  – prise régulière d’antalgiques  – règles très douloureuses  – règles très abondantes  – antécédents familiaux d’endométriose Chaque réponse positive attribue un point, pour un score total de 0 à 6. Plus le score est élevé, plus le risque de présenter une endométriose est important, justifiant une évaluation approfondie. Un objectif : orienter plus tôt les patientes Développé à partir des données de plus de 9 000 participantes et publié en mars 2026 dans eClinicalMedicine, cet outil ne constitue pas un test diagnostique à lui seul. Il vise avant tout à identifier précocement les patientes à risque afin d’accélérer leur orientation vers des structures spécialisées. Les auteurs soulignent que de nombreuses femmes sont diagnostiquées tardivement, souvent à la fin de la vingtaine, notamment lors de difficultés à concevoir. Un repérage plus précoce pourrait ainsi améliorer la prise en charge et limiter les conséquences à long terme. Vers une utilisation en pratique clinique Les prochaines étapes consistent à évaluer l’outil Safe Score en contexte clinique, notamment en médecine générale et dans des cliniques d’endométriose et de douleurs pelviennes à Brisbane. Le développement d’une application est également envisagé.

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À Brest, la première faculté de maïeutique en France travaille à améliorer la prise en charge de la santé des femmes

L’heure des partiels a sonné à la faculté de médecine de Brest ! En cette matinée de début janvier, les futurs médecins s’agglutinent devant les salles d’examen du rez-de–chaussée. Un étage plus haut, les couloirs de la première faculté de maïeutique française sont, eux, bien silencieux. Seules des voix proviennent de la salle de cours de Maï Le Du, enseignante-chercheuse en maïeutique. Les étudiantes de quatrième année y discutent de leur sujet de mémoire de recherches.  Faustine aimerait questionner les différences de pratiques des sages-femmes face à une déchirure superficielle. « Les sages-femmes en milieu hospitalier ont-elles davantage tendance à recoudre que celles qui exercent en maison de naissance ou à domicile ? », se demande la jeune étudiante. La question suscite un échange sur les expériences vécues en stage des futures professionnelles. Maï Le Du écoute attentivement. D’après les étudiantes, la suture semble prévaloir à l’hôpital, plutôt qu’en maison de naissance. « Peut-être parce que les femmes sont sous péridurale ? », avance une des étudiantes. « Pourtant, d’après une étude, les femmes avec sutures vont avoir plus de douleurs dans les premiers jours contrairement à celles qui ne sont pas suturées », répond Faustine. Mais alors comment expliquer une telle différence entre pratique et théorie ? « Là ça devient intéressant, sourit Maï Le Du. Votre sujet de mémoire Faustine sera d’essayer d’expliquer cette contradiction. » Questionner les pratiques des sages-femmes, ce qui les guide et ainsi, les faire évoluer sont les objectifs de ces travaux dirigés de recherche donnés aux quatrièmes et cinquièmes années en préparation de leur mémoire. L’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche (UFR) en 2024 : la première faculté de maïeutique en France.  Le passage à l’UFR Ces missions deviennent d’autant plus importantes que l’ancienne école de maïeutique est devenue une unité de formation et de recherche en 2024 : la […]

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Le CNSF appelle à une réorganisation de la périnatalité centrée sur le niveau de risque 

Au cœur de cette proposition : adapter la prise en charge au niveau de risque, renforcer la prévention et redonner toute leur place aux sages-femmes dans le suivi des grossesses physiologiques. Des indicateurs en recul et un système fragmenté Le rapport s’ouvre sur un constat de dégradation des indicateurs périnataux, notamment avec une hausse de la mortalité infantile, estimée à 4,1 pour 1 000 naissances vivantes en 2024. Il décrit un système encore trop fragmenté, marqué par des parcours peu lisibles et une coordination insuffisante entre les acteurs. Il pointe également une surmédicalisation des accouchements, qui ne distingue pas suffisamment les situations physiologiques des situations à risque. Il suggère de mieux adapter les prises en charge aux besoins des patientes, en distinguant plus clairement les grossesses physiologiques des situations à risque. Trois parcours pour mieux coller aux besoins Pour répondre à ces limites, le rapport propose de structurer la périnatalité autour de trois parcours : bas risque, à risque et pathologique. Une approche pragmatique, fondée sur une réalité souvent rappelée mais peu traduite dans l’organisation des soins : environ 80 % des grossesses relèvent du bas risque. Dans ce modèle, les sages-femmes assureraient le suivi des grossesses physiologiques, dans des cadres variés — maternités, maisons de naissance et, selon les situations, domicile. Les situations à risque ou pathologiques seraient, elles, orientées vers des équipes pluridisciplinaires associant gynécologues-obstétriciens, pédiatres et anesthésistes-réanimateurs. Derrière cette organisation, un objectif clair : remettre de la cohérence dans les rôles professionnels, alors qu’aujourd’hui, les frontières restent floues, avec parfois des sages-femmes en première ligne sur des grossesses complexes et, à l’inverse, des obstétriciens mobilisés pour des suivis physiologiques. Prévention et post-partum : des axes à renforcer Autre axe fort du rapport : replacer la prévention au cœur du parcours périnatal. Le CNSF recommande notamment de rendre obligatoire le bilan prénatal et la déclaration […]

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Football féminin : un risque de blessure accru en début de cycle ?

Le football féminin de haut niveau s’est considérablement développé ces vingt dernières années. Pourtant, un facteur biologique majeur reste encore peu exploré : le cycle menstruel. Les fluctuations hormonales ­— notamment des œstrogènes et de la progestérone —sont pourtant connues pour influencer la stabilité articulaire, la proprioception* et le contrôle neuromusculaire. Dans un sport marqué par des accélérations, décélérations et contacts répétés, ces variations pourraient peser sur le risque de blessure. Une étude brésilienne menée auprès de 53 footballeuses professionnelles (âge moyen 21,7 ans) apporte des éléments nouveaux. Au cours des douze derniers mois, vingt joueuses (37,7 %) ont déclaré au moins une blessure. Les lésions concernaient principalement le genou (65 %), puis la hanche (20 %), la cheville (10 %) et l’épaule (5 %). Elles survenaient majoritairement à l’entraînement (80 %) et à la suite d’un contact (75 %). Plus ou moins vulnérable selon la phase du cycle ? L’analyse montre une association significative entre la survenue des blessures et la phase du cycle menstruel : la phase folliculaire précoce (jours 1 à 4) concentrait la proportion la plus élevée de lésions (35 %, p < 0,001), tandis que la phase ovulatoire en comptait le moins (15 %).En début de cycle, les blessures étaient majoritairement des traumatismes de contact, localisés au genou. Les auteurs évoquent le rôle possible de la baisse des œstrogènes en phase folliculaire précoce, combinée aux contraintes biomécaniques du football. Ils appellent toutefois à des études prospectives pour confirmer ces résultats avant d’envisager une adaptation des charges d’entraînement selon le cycle. Source : Santos WR, Júnior FC, Barbosa D, et al. Injuries in Female Soccer Athletes: Risk of Injury Across Different Phases of the Menstrual Cycle * La proprioception est la capacité du corps à percevoir sa propre position dans l’espace, sans avoir besoin de la vue

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Biathlon et cycle menstruel : Dorothea Wierer fait mouche

Arrivée cinquième de l’individuel, à seulement 29 secondes du podium, la quadruple championne du monde a justifié son déficit de puissance sur les skis par sa phase de cycle. En zone mixte, l’athlète a partagé une analyse lucide de sa condition physique : « J’ai beaucoup peiné sur mes skis, ce n’était pas très agréable physiquement. Malheureusement, pour nous les femmes, c’est comme ça une fois par mois ; il faut faire avec. » Treizième temps de ski, Wierer a précisé avoir ressenti une dégradation nette de son état au fil de l’épreuve : « J’ai eu du mal physiquement sur mes skis, surtout à partir du troisième tour. » Malgré cette contrainte physiologique, la biathlète a souligné la résilience nécessaire au sport d’élite : « Ça aurait pu être pire : une cinquième place à mon âge, en fin de carrière et dans cette condition physique, ce n’est pas négligeable. » Ce témoignage, s’ajoutant à celui d’Amber Glenn, confirme l’importance pour la médecine du sport d’intégrer les fluctuations hormonales comme un paramètre de santé et de performance à part entière, au même titre que la nutrition ou la récupération. Photo : © Christian Bier

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Sport de haut niveau et cycle menstruel : le témoignage d’Amber Glenn aux JO 2026

Une vulnérabilité exacerbée par les contraintes vestimentaires  Interrogée par France Télévisions en zone mixte, l’athlète de 26 ans a souligné l’inconfort spécifique lié aux tenues de compétition : « J’ai mes règles en ce moment, c’est vraiment difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante devant le monde entier. » Au-delà de l’aspect pratique lié aux tenues moulantes, l’athlète a insisté sur la charge mentale et émotionnelle induite par cette phase du cycle : « C’est dur et personne n’en parle. C’est vraiment difficile et effrayant, et vous êtes bouleversée. C’est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup concernant les athlètes féminines, alors que ça devrait être un sujet de discussion. » L’influence sur la performance L’intervention de la patineuse ne s’est pas limitée à une réaction post-compétition. Elle avait déjà amorcé une réflexion sur ses réseaux sociaux deux jours plus tôt, après le programme court, détaillant les mécanismes par lesquels le cycle interfère avec les exigences du haut niveau.Selon elle : « Les cycles menstruels peuvent influencer les performances féminines de manière subtile, affectant l’énergie, la concentration, l’humeur et le confort physique à différentes phases du cycle. » Perspectives : vers une prise en considération du cycle hormonal Le témoignage d’Amber Glenn impose de rompre avec les modèles d’entraînement linéaires pour adopter une approche tenant compte de la cyclicité hormonale. Moduler les charges d’entraînement selon les phases du cycle permet de prévenir les risques de blessures (laxité ligamentaire accrue sous l’effet des œstrogènes) et d’optimiser la gestion de l’énergie et de la thermorégulation. Parallèlement, il convient de réduire la charge mentale des athlètes en repensant les tenues de compétition (couleurs, coupes) et en garantissant un accès immédiat à des soins gynécologiques sur les lieux de performance. Enfin, l’abolition de la « charge de discrétion » nécessite de former les staffs techniques à une […]

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Cabotégravir : « une avancée majeure » contre le VIH,  d’après l’association Aides

Un nouveau traitement préventif contre le VIH est désormais disponible en France : le cabotégravir. Administré par injection tous les deux mois, il offre une protection prolongée contre l’infection : on parle de PrEP, pour « prophylaxie pré-exposition ». Des médicaments fonctionnant sur le même principe existent déjà en France, mais le protocole impose la prise d’un comprimé chaque jour ou bien avant et après un rapport sexuel. Un schéma parfois contraignant et exposé au risque de mauvaise observance.  Le cabotégravir, développé par le laboratoire britannique GSK, simplifie ce protocole grâce à son action longue durée. Il sera intégralement remboursé, malgré un coût de plusieurs centaines d’euros par injection. Un autre traitement injectable, le lénacapavir (Gilead), actuellement évalué par la Haute Autorité de santé, pourrait aller plus loin encore, avec une injection tous les six mois.

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Fin de la campagne d’immunisation contre le VRS (2025-2026)

La Direction générale de la santé a annoncé la fin de la campagne de vaccination et d’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS), en raison d’une baisse de circulation du virus sur une grande partie du territoire.  Lancée en septembre 2025, cette campagne visait à protéger les femmes enceintes, les nouveau-nés et les nourrissons, notamment grâce aux traitements préventifs Abrysvo®, Beyfortus® et Synagis®. Les dates de fin de campagne varient selon les territoires : 20 février 2026 : France métropolitaine, Saint-Barthélemy, Saint-Martin 31 mars 2026 : Guadeloupe, Martinique 31 mai 2026 : Mayotte Guyane : maintien d’une mise à disposition continue du fait d’une circulation annuelle La Réunion : informations à venir Au-delà de ces échéances, l’immunisation n’est plus recommandée de façon systématique, sauf situations particulières évaluées par les professionnels de santé. Les modalités de la campagne 2026-2027 seront précisées ultérieurement. Photo : © SpiritedMichelle

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What the flux ?

What the Flux ?! est une initiative d’information et de sensibilisation consacrée aux règles abondantes et, plus largement, à la santé menstruelle.  Son objectif : rompre le tabou, rendre l’information accessible et concrète, aider les personnes concernées à identifier le symptôme et à s’orienter vers une prise en charge adaptée.  La plateforme propose des contenus pédagogiques (définition, signes d’alerte, conséquences sur la santé, quotidien, solutions) et met l’accent sur l’importance de nommer le problème pour ouvrir l’accès au soin. L’initiative What the Flux ?! est portée par le laboratoire Cemag Care.  Rendez-vous sur https://what-the-flux.fr/

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Les Hospices civils de Lyon ouvrent le premier parcours consacré à la ménopause à Lyon

Ce parcours, intégré au service de gynécologie-­obstétrique de l’hôpital Femme-Mère-Enfant, propose une prise en charge globale, pluridisciplinaire et personnalisée des femmes en transition ménopausique ou ménopausées. Il permet de regrouper, en une seule journée et dans un même lieu, l’ensemble des examens : bilans biologiques, imagerie (échographie, ostéodensitométrie pour évaluer l’impact osseux de la ménopause), consultations spécialisées (endocrinologie, tabacologie, psychologie), consultation de gynécologie médicale en fin de parcours, avec proposition de traitements hormonaux ou non hormonaux adaptés. Ces démarches, jusqu’alors dispersées sur plusieurs consultations et examens, prenaient parfois plusieurs mois. « Le parcours permet, en une seule journée, d’avoir une vision d’ensemble, d’évaluer les risques et de proposer une prise en charge adaptée et coordonnée à chaque femme », explique le Dr Christine Rousset-Jablonski, gynécologue. Une fois la prise en charge initiale structurée, la patiente est conviée à une réévaluation généralement trois à quatre mois après, ce qui permet d’évaluer l’efficacité du traitement et d’ajuster les prescriptions. Selon la situation, elle peut être orientée vers son médecin traitant, sa sage-femme ou son gynécologue pour le suivi pérenne.  Les sages-femmes peuvent adresser leurs patientes munies d’un courrier, via la plateforme myHCL (en sélectionnant les Dr Rousset-­Jablonski, Pingault ou Rucay).